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 Les portes du pénitencier bientôt vont se fermer - suite { Angélique

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Laurence C. Ellison-TScientifique dpt Armes
▌ FLEURS ENREGISTREES: 16
▌ INSCRIT(E) LE: 29/12/2011

MessagePosté Mar 14 Fév - 22:53

Termine vite et reviens-moi
Il la rattrape. Court, vole bel homme. Il peut la retrouver. Il sait qu’elle va rentrer chez elle, Il sait qu’elle souffre. Et il la voit, une lueur inquiète balaye son regard. A pas de loup, il s’approche d’elle. Elle a du mal à marcher, il le voit bien. Il glisse une main sous ses genoux et la fais basculer, sans un mot. Il regarde droit devant, il a trop peur de voir tout ce qu’il pourrait apercevoir dans le regard de la jeune femme. Il ignore ses protestations et continue de marcher. Il n’est pas loin de chez lui. Ils ont besoin de parler. Enfin. De parler et non de se gueuler mutuellement dessus.

Il se sent bien de la sentir contre lui, même si ce n’est que temporaire. Il la serre un peu plus contre lui, instinctivement. Pourquoi en est-il arriver là ? Trop peur de la perdre, trop peur qu’elle ne se lasse de lui. Après tout, il n’est pas quelqu’un d’exceptionnel. Il marche, ses cheveux collent sur son visage mais il ne fait rien pour les écarter. Ses pensées sont tournées vers elle. Comment a-t-il pu être aussi stupide ? Comment a-t-il pu laisser son esprit divaguer au point de détruire ce qu’ils avaient construit ensemble depuis qu’ils se fréquentaient. Il se dégoutait. Il aurait voulu revenir en arrière, l’emmenée dîner dans ce petit restaurant qu’il avait réserver pour l’occasion et puis il seraient rentrés chez lui et ils auraient fait l’amour, toute la nuit, et il l’aurait ramenée chez elle. Au lieu de ça, il avait joué au con et l’avait perdue.

Il l’emmena jusqu’à chez lui et ouvrit la porte d’un coup de pied avant d’aller délicatement la déposer sur le fauteuil. Toujours sans un mot, il se rendit dans la salle de bain pour attraper la trousse à pharmacie. Il resta quelques secondes dans la pièce, inspirant doucement et réfléchissant. Il retourna dans le salon et s’agenouilla pour panser sa cheville. Il lui ôta sa chaussure et son bas avant de passer doucement de la pommade. Il ne savait pas comment commencer à aborder le sujet, il ne savait pas comment lui dire qu’il était désolée, qu’il s’en voulait, qu’il voulait l’embrasser, la serrer contre lui et la voir sourire… Mais il avait peur qu’elle ne veuille plus rien entendre. Une fois qu’il eut bandé la cheville, il se redressa en se mordillant la lèvre. Il attrapa le plaid du sofa et le déposa sur ses épaules.

« Je. » commença-t-il en déglutissant.

Il n’y arrivait pas, il avait du mal. Il prit une grande inspiration et tenta un sourire triste et il leva les yeux, planta son regard dans le sien.

« Jamais je ne t’ai considéré comme ce que tu penses. » murmura-t-il en « tu as toujours eu plus d’importance que n’importe qu’elle femme. Parce que tu n’es pas n’importe laquelle. C’est pour ça que j’ai réagis comme ça. Tu es trop bien pour moi, tellement bien que j’ai constamment peur que tu t’en aille. Je voulais te garder pour moi, je voulais que tu sois complétement à moi. J’ai déjà du mal à te partager avec ton mari alors te voir ainsi dans les bras d’un autre, j’ai perdu la tête. Je n’ai pas réfléchis… j’aurais… J’aurais dû écouter ce que tu avais à me dire. J’aurais dû te laisser m’expliquer. Mais j’ai été trop con pour le faire, trop fier aussi. Je. J’aimerais que tu oublies mais je pense que ça ne sera pas possible alors j’attendrais. J’attendrais que tu veuilles de nouveau de moi. J’attendrais parce que tu es importante pour moi. Je suis désolé… »

Il avait la gorge sèche, le regard toujours ancré dans le sien. Son cœur était serrer et son souffle court. Il attendait… son jugement, son verdict.
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Angélique TratovskiBourgeois
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It's showtime, let's Rock!
▌ POUVOIR: Thérianthropie (Panthère des neiges)
▌ DE QUEL CÔTE?: Neutre
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MessagePosté Mer 15 Fév - 16:24

Le corps trempé, le coeur déchiré et jeté en pâture aux fauves égoïstes, elle continue d'avancer, tremblante, boitillante. Son souffle n'est qu'un soupir parmi le fracas des gouttes s'écrasant au sol, alors que ses larmes s'effacent au rythme de l'eau qui tombait sur son visage, inlassablement. Mélodie répétitive et monotone. Quelque chose de franchement étouffant, de lassant. Le retour à une vie aussi grise que cette journée. Quelque chose de froid. De si peu accueillant. Elle le sait, à partir de maintenant, plus de place pour un soupir langoureux, pour un sourire sincère ou un sentiment rassurant. Dur retour à la réalité. Sa réalité. Mari infidèle. La scène sans pitié. La douleur de la solitude. Avant, il y avait lui. Il y avait ses bras, son sourire, sa chaleur. Ses doigts glissés dans ses cheveux et le bonheur. Ce sentiment si doux qui emplit le coeur jusqu'à en déborder, mais qui fait tant de bien.

La pluie continue, s’accentue. L'orage gronde. C'est la déchéance. Les masques s’effritent et tombe. Les sentiments sont mis à nus, la douleur grogne. Elle a mal, avance si difficilement. Sa robe est imbibée d'eau, elle se fait lourde sur ses épaules. Coiffure ruinée, mèches rebelles et fuyantes. Son maquillage -léger heureusement- s'écoule lentement sur ses joues, alors que le bout de la ruelle est presque atteint. Il ne semble pas vouloir la retenir, et ça fait encore plus mal. Plus que sa cheville endolorie. Plus que tout, à vrai dire.

Et puis. Des pas étouffée par le bruit environnant. Cette main glissée contre ses jambes, ce corps pressé contre le sien. Sans pouvoir -ni même vouloir- protester, elle se laisse soulever, un de ses bras passant sur sa nuque. Elle tremble et sanglote. Un peu trop fort. Ça fait si mal, si mal. Pourtant, elle reste muette, fixe ses jambes en silence. Son souffle finit par se calmer, ses pleurs aussi. Plus de bruit. Juste la pluie s'écrasant avec force sur les pavés secs il y a encore une demi-heure. Elle n'ose ni le regarder, ni dire le moindre mot. Pas le moment. Simplement, elle se demande où il l'emmène. A-t-elle peur ? Pas vraiment. Elle ne peux pas croire qu'il puisse lui faire du mal. Pourtant, il lui en a déjà fait, et pas qu'un peu. La confiance subsiste, malgré tout. Un peu. Perdue quelque part entre la trahison et l'amour.

Tout à coup, elle reconnait la rue, elle reconnait les lieux. Chez lui, c'est là qu'ils vont, à présent. Encore, elle ne dit rien, poupée de chiffon entre ses bras. Déchirée pour ensuite être délaissée, plus personne ne veut jouer avec elle. Déposée sur le fauteuil, elle soupire. Cette scène lui rappelle sa première infidélité. Ce même fauteuil, le même temps gris. La culpabilité s'envole, fuit. N'existe plus. Elle n'a jamais regretté ce moment passé dans ses bras, dans ses draps. Jamais. Lui est toujours muet, alors elle l'imite. Il s'en va. Il revient. S'occupe de sa cheville blessée. Sa peau se couvre de frissons au passage de ses mains. Sa peau est en manque de son contact, visiblement. Angélique se mordille la lèvre, soupire. C'est si troublant, cet instant, ce moment passé avec lui. Il y a quelque chose qui n'est plus comme avant. Quelque chose qui plait et déplaît à la fois.

Il a terminé. Elle garde ses prunelles d'acier fixée sur le sol, encore. Lui se lève, dépose la couverture sur ses épaules. Avant de commencer à parler. Mais il ne semble pas y arriver correctement. Elle, elle a les yeux levés sur lui, le fixe, le dévisage presque. Ses grands yeux semblent emplis de douleur, presque palpable. Elle attend. Elle a peur. Peur de ce qu'il va dire. Et enfin. Il se lance. Ne cesse pas en cours de route. Continue jusqu'au bout, franchit la ligne d'arrivée. Victoire ou défaite ?

La dame reste assise, visage levé vers lui, prunelles plongées dans les siennes. Elle cherche quoi dire. Comment réagir. Elle le hait et l'aime à la fois. Son coeur n'est que plaies béantes et douleur. Pourtant, il suffirait d'amour pour le remettre à neuf. Mais pas de n'importe qui. Pas n'importe comment. Lui. Dernière chance.

Lentement, elle tend la main, agrippe la sienne doucement, la serre avec si peu de force. Elle est froide et frémissante. L'eau dégouline encore sur son visage, sa longue chevelure blonde est trempée. Que dire ? Les mots lui manquent, une fois de plus. « Tu es important pour moi aussi. » Premiers mots. Premiers sanglots. Elle baisse les yeux, ses paupières s'abaissent. Des larmes. Sa main toujours dans la sienne. Lourde inspiration. Vas-y. « Je. Je t'en veux terriblement Laurence. Je t'en veux de ne pas m'avoir fait confiance, de ne pas m'avoir écoutée. De m'avoir ainsi trahie, sans raison. C'était cruel et stupide de ta part, vraiment. Rien que pour cela, je te déteste. » Dureté dans ses paroles. Elle lui en veut. Ne le cache pas. Sa voix est presque neutre, teintée de tristesse.

Puis, lentement, elle relève la tête. Ses lèvres sont étirées en un pâle sourire. Sa voix tremble un peu. « Je te donne une chose. Dernière. Seule et unique. Je te pardonne, pour cette fois. Mais tout ne t'es pas acquis. Prouve-moi que tu es sincère. Prouve moi tout ce que tu viens de me dire. Moi aussi, je tiens à toi, mais je ne te pardonnerais pas à chaque fois... » La douleur de la trahison lui pèse encore. Le ton est doux. Le regard brillant de larmes. Et, sans lâcher sa main, elle se lève, pour presque se jeter dans ses bras. Le geste est précipité, pas vraiment calculé. Sincère, bien plus que n'importe quel mot.

Son visage est niché dans le creux de son cou, ses bras enserrent sa nuque. Le corps de la demoiselle est secoué de sanglots douloureux et profonds, elle cherche la chaleur, le réconfort. Elle est trempée, elle a froid. Elle l'aime.
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Laurence C. Ellison-TScientifique dpt Armes
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MessagePosté Mer 15 Fév - 22:09

Oh j'en rêve encore, même si je m'améliore
Soulagement.
Il avait peur, peur qu’elle ne se lève et qu’elle s’en aille, qu’elle le quitte comme il avait pu le faire quinze jours plus tôt. Dieu qu’il s’en voulait. Il avait eu du mal à parler, du mail à lui dire combien il voulait la garder près de lui, combien il s’en voulait de ne pas avoir eu plus confiance en elle. Mais il venait de s’ouvrir à elle, il venait de lui dire tout ce qu’il avait sur le cœur. Tout ou presque. Son cœur battait la chamade, tel un accusé attendant sa sentence. Il menaçait de sortir de sa poitrine, d’exploser au grand jour. Et pourtant, il avait toujours mal. Mais plus pour les mêmes raisons. Il avait mal de ne pouvoir aller au bout des choses, d’être trop lâche, trop fier, pour lui en dire plus. Plus que ce qu’il avait dit, plus que ce qu’il pouvait penser.

Et pourtant. Pourtant. Alors que tout lui semblait sombre, alors qu’il pensait avoir tout perdu, une lueur d’espoir apparue. Il aurait pu comparer ce moment à celui que vivaient les gens qui voyaient sortir leur proche d’un coma immensément long mais durant lequel aucun d’entre eux n’avait perdu espoir. Vous avez, pendant des mois et des mois, souffert du manque, comme un drogué sans sa coke. Pendant ce temps, il était allongé sur un lit d’hôpital, aussi blanc qu’un fantôme. La seule chose qui continuait de vous faire espérer, c’était le bip strident que faisait entendre la machine. Un bip qui vous prouvait qu’il était encore en vie et qu’il se battait plus que tout.

Prend dans tes mains ton destin

Il ne se souvenait plus ou il avait déjà entendu cette phrase mais il convenait. Il fallait se bouger pour avoir ce qu’on voulait. Mais il ne fallait pas être trop rapide, ne pas faire attention aux autres. Intrépide, Rapide et Réfléchit. Oh, il l’avait été… Mais bien trop. Intrépide peut être un peu, même beaucoup. S’il ne l’avait pas été autant ils n’en seraient pas là. Rapide aussi, il n’avait pas pris le temps de l’écouter. Quand à Réfléchit, là, il ne l’avait pas été du tout.

Il la regardait. Sa coiffure était réduite à néant et ses cheveux collaient sur sa peau humide. Ses yeux étaient emplis de larme, larmes dont il aurait voulu effacer la provenance. Ses lèvres tremblaient, elles étaient violettes. Ca n’était pas bon ça. Quand a ses mains, l’une serrait le plaid pour lui apporter de la chaleur alors que l’autre était venue se poser sur celle du jeune homme, lui arrachant un frisson. Et puis, sa bouche s’ouvrit doucement. Elle commença alors à parler. Douce mélodie que pouvait l’être celle-ci, elle lui disait qu’il comptait pour elle. Il avait repris un peu confiance. Un sourire aurait pu poindre sur ses lèvres si elle n’avait pas continué. Je te déteste. Désillusion. Le sourire n’avance plus, il baisse les yeux. Si elle savait à quel point il se hait aussi… Ça ne changerait peut être pas grand-chose, de toute façon. Il avait mal, un coup de couteau dans la poitrine. Alors c’était finit hein ? Il ne pourrait plus jamais la serre contre lui et l’embrasser. Il aperçoit un mouvement, ça lui fait relever la tête. Elle sourit. Si on peut appeler ça ainsi. Sourire triste. Héritage d’une malheureuse dispute, d’un désaccord imbécile. Elle le pardonne, lui donne une seconde chance. Il écarquille les yeux. Il n’y croyait plus. Pourtant, c’est bien ce qu’elle dit. Elle veut qu’il lui prouve ce qu’il a dit. Comment ? Il n’a jamais fait ça. Mais il sait qu’il y arrivera. Simplement parce que c’est elle.

Et puis, elle se lève, lentement, et vint se jeter dans ses bras. Rien de très rapide, de très violent. Quelque chose de doux mais de maladroit. Pourtant, sans réfléchir, il serre ses bras autour de sa taille, la presse contre lui. Son visage trouve automatiquement refuge dans le creux de son cou, et là, il laisse aller ces larmes qu’il a retenues depuis deux semaines. Il se cramponne à elle comme à une bouée de sauvetage, laissant s’en aller sa tristesse pour laisser place à une joie immense. Il resta un moment comme ça, trop longtemps, même après que ses larmes se soient éteintes. Il avait honte d’avoir ainsi pleuré. Il n’aurait pas dû. Elle allait attraper froid. Alors il glissa de nouveau une main sous ses genoux et la souleva pour l’emmener jusqu’à la salle de bain ou il la déposa sur le sol. Il détourna le regard doucement et lui tendit une serviette.

« Prend une douche. Tu vas attraper la mort si tu restes ainsi. Je peux t’apporter une chemise et un pantalon pour que tu ais des vêtements secs. » murmura-t-il doucement.

Puis, il se mordilla la lèvre et vint prendre son visage en coupe, venant délicatement poser ses lèvres sur les siennes, pressant doucement le baiser. Sentiments intenses et inavouable. Ils passèrent au travers de ce baiser. Doucement, il s’éloigna, les yeux clos. Il se mordit de nouveau la lèvre et esquissa un sourire penaud.

« Je. » soupira-t-il.

Il s’agaçait d’être si réservé. Pourquoi ne pouvait-il pas parler clairement ?!

« J’en avais envie. » souffla-t-il en reculant. « Je te prouverais tout ça. Je sais pas comment, mais je le ferais. » finit-il en sortant de la salle de bain, fermant la porte derrière lui.

Il s’adossa à celle-ci et se laissa glisser tout du long, finissant assis sur le parquet, un sourire niais aux lèvres : Que Dieu l'en garde, il était bel et bien amoureux.
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Angélique TratovskiBourgeois
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MessagePosté Sam 18 Fév - 17:18

Voilà. C'est dit, c'est fait. Pas moyen de revenir en arrière. Il n'y a aucune raison de le faire, après tout. Elle a parlé. Expliqué. Elle s'est livrée à lui toute entière, pour le pire comme le meilleur. Plus de malentendus, il y a déjà eu assez de peine comme cela. Elle n'en veut plus. Plus de larmes ni de douleur. Juste sa chaleur, la douceur. Juste lui. C'est lui qu'elle veut, en dépit de la trahison. En dépit de l'engagement. De la tristesse. D'un geste maladroit mais sincère, touchant en tout cas, elle s'était levée. Pour rejoindre ses bras. Ils lui ont tant manqué. Tellement. Le corps agité de sanglots, elle ne dit rien. Elle ne le peut pas de toute façon. Ça fait déjà suffisamment mal. Ça rend déjà suffisamment triste. Alors, elle attend que la tempête passe. Que le calme revienne.

C'est avec surprise qu'elle réalise alors qu'il ne reste de loin pas immobile. Ses bras enserrent sa taille. Il ne semble plus vouloir la laisser partir. Mais ce n'est pas tout. De loin pas le plus surprenant. Rapidement, elle sent son visage contre la peau fin de son cou. Son souffle la fait frémir à nouveau. Comme avant. Et des larmes. Lui aussi pleure, c'est évident. Comme elle, il est soulagée, rassuré. Elle ne lui en tient pas rigueur, jamais. Il est humain. Elle aussi. Les larmes sont l'apanage de l'homme, après tout. Un moyen comme un autre d'extérioriser, de laisser couler la tristesse, pour laisser place à la douceur d'un tendre bonheur. Tout simplement. Rien de plus, rien de moins. Alors, gentiment, lentement, elle caresse sa nuque, sans rien dire, lisse sa chevelure trempée, le rassure comme elle le peut.

Et le doux moment passa. Elle avait froid, mais avait oublié ces détails insignifiants, lors de leur étreinte. Et à présent, le froid lui mordait à nouveau la peau, la faisant frémir. Il ne dit rien, une fois de plus. A nouveau, il la soulève, et la guide à la salle de bain. Elle reconnait très bien les lieux, sait de quelle porte il s'agit. Ils entrent, il la dépose sur le sol, elle soupire doucement. Il a raison, alors elle ne dit rien, hoche simplement la tête, c'est suffisant. Au fond d'elle, il y a cette douce envie qu'il reste auprès d'elle, qu'elle lui puisse se réchauffer contre son corps, l'eau ruisselant sur eux. Mais non. Trop tôt. Encore un peu d'attente. Pour leur bien.

Et puis. Le geste qui ravive le tout. L'envie, la tendresse, les sentiments fous, insensés. Un baiser. Des plus doux, des plus tendres. Le genre de baiser qui vous remue jusqu'au plus profond de vos tripes. Elle en frémit, elle soupire et rougit. Mais déjà, il s'éloigne, sourit faiblement. Ouvre les lèvres, parle tout juste d'un mot, puis détourne le regard. Il semble perdu, troublé.

Et finalement, il y arrive. Pourtant, se justifier n'était pas nécessaire. Pas du tout ! Pourquoi ? Elle ne lui en voulait pas, bien au contraire. Mais encore, elle ne dit rien de particulier, soufflant simplement un « Merci » doux, avant de lui tournant le dos. Lui, il sort, fermant la porte. Et elle, lentement, commence par retirer sa chaussure restante, ainsi que ses bas, complètement. Le tout au sol. Puis, vient la robe. Un peu de souplesse, elle agrippe la fermeture, pour ensuite la descendre. Le tissu est lourd de pluie, mais a commencé à sécher, collant à sa peau glacée. Enfin enlevée. Les sous-vêtements de soie crème suivent rapidement. Et puis, sa chevelure. Une à une, avec soin, elle retire avec soin les épingles à cheveux, les déposant sur le rebord du lavabo. Et sa chevelure trempée retombe lourdement sur ses épaule et son dos, gagnant presque le creux de ses reins.

Voilà. Doucement, elle tend le bras, ouvre l'eau chaude, la douche coule. Elle attend un peu, que ce soit assez chaud, et s'y glisse. Encore, elle se rappelle de la première fois qu'elle avait prit une douche ici. Un léger sourire étire ses lèvres, un soupir la quitte. Ça fait du bien, cette chaleur. Elle se sent si bien. Vraiment. Dommage qu'il... Non. Ce n'est pas le moment. Mais l'envie de le voir la rejoindre la tiraille doucement. Oui ? Non ? Peut-être ? Elle ne sait pas, la douce Angélique. Elle hésite, se balance doucement. Pour finalement sortir de la douche. L'eau coule toujours. Il fait chaud ici. Elle prend la serviette, entoure tout juste son corps, pour ensuite se rapprocher de la porte. Sa main glisse sur la poignée, elle l'ouvre.

Surprise, il est là, au sol. Un rougissement la prend, elle ne sait que dire. D'une main, elle serre la serviette contre elle, le fixant, du moins, sa chevelure. Finalement, elle détourne le regard, et demande, gênée : « J'ai besoin de quelqu'un pour me frotter le dos... » Demande timide, à peine détournée. Elle soupire encore, recule d'un pas, pour ajouter, lui tournant à demi le dos : « S'il te plaît... » Juste un pas.

Laurence, vient avec moi. Aime-moi comme avant. Je sais que tu sauras me le prouver. Alors, lève-toi, rejoins-moi. Juste un peu.
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Laurence C. Ellison-TScientifique dpt Armes
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MessagePosté Mar 28 Fév - 3:01

Ils m’entrainent jusqu’à l’insomnie les fantôme de l’ennuie
Honte. Il était quelque peu honteux d’avoir pleuré dans ses bras. Son père le lui a bien apprit pourtant : un homme ne pleure pas. Jamais. Pourtant. Pourtant. Il avait été tellement soulagé d’apprendre tout. Tellement soulagé qu’elle lui pardonner, qu’elle le laisse encore entrer dans sa vie. Alors il n’a pas pu retenir ses larmes, celles qui mêlaient amertumes, tristesse et colère pour faire sortir ces sentiments de son corps. Il n’aime pas être comme ça, il se sent mal. Son cœur est serrer et il faut qu’il évacue. Il n’y a pas trente-six milles façon d’évacuer. Il y a un magasin de tir non loin de la rue, il s’y approvisionne en arme et ne rate jamais une occasion de s’y défouler.

C’est le seul endroit qu’il a fréquenté hormis son bureau et son appartement depuis deux semaines. La cible prenait toute sorte de visage, jamais le sien. Celui de son mari, de son « amant », de ces hommes qui venaient seulement pour la voir. S’ils savaient… s’ils savaient qu’elle ne s’abandonnait qu’a lui … Il se mordit la lèvre, un sourire béat sur les lèvres. Finalement c’était vrai… Quoi qu’une ombre gâchait le tableau. Alejandro. Comment pouvait-il batifoler ailleurs alors qu’il avait Angélique à son bras ? Il ne comprenait vraiment pas cet homme. Il avait tout et il lui fallait encore plus… Mais Laurence était un peu comme ça aussi, il avait Angélique d’une certaine manière mais il la voulait entièrement et exclusivement pour lui. Alors qu’il n’en avait pas le droit. Non, il n’avait pas le droit de désirer plus que ce qu’il n’avait déjà, c’était le risque, il le savait. Et aujourd’hui, il s’en fiche. Il a failli la perdre et il s’est rendu compte que ce qu’il a est déjà énorme par rapport à ce dont il aurait pu devoir se passer.

Il est toujours en train de rêver lorsque la porte de la salle de bain se rouvre. Il manque de tomber et se rattrape de justesse au chambranle de la porte, laissant sa tête tomber en arrière pour pouvoir admirer le spectacle. Tel un ange, elle était là, une simple serviette autour de sa taille, ses cheveux d’un blanc immaculé tombant sur ses épaules. Elle lui adressa quelques mots, semblait gênée. Et pourtant, il n’attendait que ça. D’un bond, il se redressa et la suivit dans la salle de bain. Il se dévêtit rapidement, ôtant son jean détrempé et sa chemise devenue transparente depuis bien longtemps. Une fois débarrassé de ses sous-vêtements, il se glisse près d’elle. Il n’ose pas la toucher. Ça va trop vite. Et pourtant il en a envie. Envie de la serrer contre lui, de l’embrasser, de faire comme si tout ça n’avait jamais existé. Il se décide, un pas seulement les sépare, la douche n’est pas bien grande. Il hésite encore un instant et réduit la distance à néant, passant ses bras autour de ses épaules, la serrant contre lui avec douceur mais avec, néanmoins, une certaine force. Osera-t-il lui dire ? Non, trop fier, trop timide aussi.

Là est le grand désarroi des Hommes. Dire « je t’aime » n’est pourtant pas si compliquer ? Alors pourquoi ne peuvent-ils le dire sans soucis ? Peur ? Fierté ? Qu’importe. Il faut laisser libre court à ses sentiments, dire ce à quoi on pense. Et pourtant, il ne le dira pas ce jour là non plus. Ça viendra, le jour ou ni l’un ni l’autre ne s’y attendra. Il sera obligé de le dire. Peut-être pleuvra-t-il comme ce soir, peut-être se seront-ils disputer… Qu’importe la situation, ces trois mots les rabibocheront et les feront se sentir un.

« J’ai eu peur. Si peur de te perdre à tout jamais. J’aurais tellement aimé que tout ça n’arrive pas. Si j’avais été moins con on aurait été heureux. Je ne suis peut-être pas fais pour toi finalement, si je suis incapable de te rendre heureuse. Seulement, j’ai un souhait. Un souhait égoïste qui voudrait que je sois toujours prés de toi. Que plus jamais je ne te laisse t’éloigner de moi… »

Murmure presque inaudible. C’est voulu. Il est encore honteux. Il n’a pas l’habitude de se livrer comme ça. Mais avec elle, c’est différent. Il se sent homme plus que jamais. Il ne veut plus la décevoir, il veut la voir sourire et la rendre heureuse. Il veut lui faire partager ses joies et ses peines, ses envies et ses passions. Une femme avec une arme, ça a quelque chose d’existant non ?

« Tu… »

Il ne veut pas lui demander ça pour qu’elle ait une arme en main. Ca n’est pas tellement la question. Il voudrait partager ça avec elle. Et puis, il serait plus rassurer si elle savait se défendre sans utiliser son don qui, malgré tout, l’épuise quand même. Il prend une grande inspiration et se mord la lèvre.

« Tu aimerais… apprendre à tirer ? »

Une voix douce, hésitante. Il ne veut la forcer à rien, juste… l’aimer.
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Angélique TratovskiBourgeois
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MessagePosté Mar 6 Mar - 15:48

Doucement, elle a ouvert la porte, encore incertaine sur ce qu'elle lui dirait, ce qu'elle pourrait bien lui demander. Elle savait quoi dire, elle le savait au plus profond d'elle. Mais peut-être lui manquerait-il le courage de les dire, ces mots tant désirés. Angélique ne savait pas si elle oserait lui demander une telle chose, qui aux yeux du grand nombre, pouvait simplement paraître normale. Banale même. Une chose que l'on fait en couple, qu'on fait entre amoureux, le plus souvent. Et eux alors ? Forment-ils un couple ? Sont-ils amoureux ? La belle ne le savait pas vraiment, et encore à l'instant, ne le sait pas. Mais ce dont elle est certaine, c'était qu'elle veut qu'il vienne. Qu'il accepte. Qu'elle se sente moins seule. Alors, elle a fait sa demande, de ce ton innocent qui se veut sans sous-entendus. Juste qu'il aille prendre cette douche avec elle.

Son regard a croisé le sien, l'espace d'un instant, le rougissement sur ses joues se faisant alors plus présent. Oui, elle vient de lui demander ce qu'elle désire depuis quelques instants déjà. Elle a osé l'inviter sous la douche, pour ensuite presque fuir, lui tournant à demi le dos. Elle est gênée, la belle danseuse, ce n'est pas facile à formuler, une telle demande, une telle envie. Surtout pas après ce qu'il venait de se passer. Parce qu'il ne fallait pas que tout aille trop vite, pour que la passion ne s'essouffle par alors qu'elle vient d'être ravivés. Mais étrangement, la demande, presque supplication, a l'air de plaire grandement au concerné.

Se mordillant la lèvre, elle retourne dans la douche, laisse le tissu éponge sur le porte-serviettes, pour retrouver la chaleur bienfaisante de la douche. De l'autre côté du rideau, elle l'entend retirer ses vêtements, le tissu trempé faisant un bruit bien reconnaissable. Il semble pressé, ce qui la ravit autant qu’elle se retrouve un peu gênée. Pourtant, elle est une femme adulte qui n'a pas de raison à être mal à l'aise face à un homme nu. Simplement. C'est un peu un retour à zéro de leur relation, alors, la gêne délicate revient doucement. Pourtant, elle frémit et brûle d'envie qu'il soit contre elle. Et justement, il est tout proche. Sans la toucher. Pas encore, à vrai dire, mais après quelques instants de flottement, étrange silence installé, elle peut sentir son torse contre son dos, ses bras enserrant ses épaules avec la force de celui qui ne veut pas perdre ce qui est précieux. Elle sent avoir de l'importance pour lui. Cela lui réchauffe le corps et le coeur, doucement.

Et puis. Elle reste silencieuse. Lentement, étrange phénomène, sa respiration s'accorde à la sienne, son souffle s'échappe au même rythme que le sien. Ça à quelque chose de romantique et d'amusant. Alors, elle ferme les yeux, et se laisse aller contre lui, apaisée. Elle pourrait lui dire plein de choses, mais dans l'instant, rien ne vient. Alors elle se tait, laissa la douceur les envelopper, ainsi que la chaleur de l'eau qui s'écoule sans cesse. Soudainement, il se décide à parler. Surprise, elle l'écoute. Elle aussi, elle aussi à eu peur de le perdre, tellement peur. Elle le pensait d'ailleurs perdu pour toujours, après cette dispute. Elle avait fini par se faire une raison, ou presque. Qu'il ne voudrait plus d'elle, plus jamais. Mais finalement. Elle remercie cette pluie, cette rue. Cette rencontre. Parce qu'elle leur a permis de s'expliquer. Voilà tout.

Le silence revient doucement. Comme ça, sans que cela surprenne. Elle a envie de se tourner, se le serrer contre elle. Couvrir son visage de baisers, encore et encore. De lui murmurer qu'elle resterait avec lui. Cela dit, il la devance, et parle à nouveau. Mais il se coupe, après tout juste un mot. Elle sent son hésitation, et caresse doucement son bras, pour l'encourager à parler, à continuer sa phrase. ET justement, il continue.

La demande la surprend mais ne la révulse pas. Elle sait sa passion pour les armes. Ca la touche, il semble vouloir lui faire partager cette passion. Pourquoi pas. C'est certes déconcertant, un peu, et surprenant, mais pourquoi pas. Pourtant, elle se tait encore. Doucement, elle écarte quelque peu les bras du jeune homme, pour ensuite se tourner, le regarder, longuement. Evidemment, elle se doute des réactions qu'il pourrait avoir, avec son corps nu et trempé collé au sien, cette poitrine contre son torse, surtout. Ses grands yeux gris le dévisagent alors, et d'une main, elle repousse quelques mèches, pour libérer son visage. Elle lui sourit, et dépose un baiser sur ses lèvres. Son coeur bat un peu plus fort, mais c'est surtout à cause de la joie, du bonheur qui l'emplit et l'étouffe presque. Elle se recule alors, juste ses lèvres, et les yeux fermés, murmure alors : « Moi aussi... J'ai eu très peur, tu n'imagines même pas à quel point. Mais maintenant, ça va. Je suis rassurée. Et heureuse, de te revoir près de moi. Et moi aussi j'ai quelque chose d'égoïste à te demander. Reste toujours avec moi... Ne t'éloignes plus jamais. » Elle lui sourit, après avoir repris ses mots. Elle ne veut plus qu'il parte.

Elle repense ensuite à sa demande. Pourquoi pas. Alors, elle caresse lentement ses cheveux, pour ensuite lui glisser, tout sourire : « Avec plaisir. Ça me plairait beaucoup de... Partager ça avec toi, Laurence. » Elle le savait, tout ne serait pas facile. Parce qu'il y avait son mari, avant tout. Angélique ne supportait plus qu'il la touche. Ce n'était pas pour rien qu'ils dormaient actuellement dans des chambres séparées. Elle trouverait bien un moyen de régler cela. Mais en attendant. Elle était avec lui. Ils étaient ensemble.

« On se lave ? » La demande est faite sur un ton amusé, taquin. Doucement, elle quitte l'étreinte agréable, recule d'un pas, pour mouiller correctement sa chevelure. Ses yeux son fermées, son corps impudiquement exposé au regard de son amant. De son aimé peut-être bien. Qu'importe. Elle repense aux douches qu'ils ont prit ensemble par le passé. Un sourire se dessine sur ses lèvres, alors qu'elle rouvre les yeux, toujours taquine, de bonne humeur : « Tu viens ? »

Viens contre moi, comme avant, quand tu glissais tes doigts dans mes cheveux, quand tu caressais doucement mon dos. Quand tes lèvres capturaient les miennes, et que tout allait bien.
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Laurence C. Ellison-TScientifique dpt Armes
▌ FLEURS ENREGISTREES: 16
▌ INSCRIT(E) LE: 29/12/2011

MessagePosté Sam 24 Mar - 17:29

Prologue:
 
Doucement, on a la vie devant nous
Recommencement.
Il ne savait pas ce qui lui avait prit. C’est peut être ridicule de poser ce genre de question dans un moment pareil mais il avait besoin de ca. Il avait besoin de savoir qu’elle voulait entrer complètement dans sa vie. Et il ne pouvait pas le savoir autrement que comme ca. Les armes étaient sa vie, c’était important pour lui car ca avait été sa seule échappatoire durant des années. Il s’en était servit tellement de fois mais jamais pour tuer. Il considérait le tir comme un art martial. On l’utilise pour se défendre, pour protéger ceux qu’on aime. Mais jamais pour tuer. Il ne voulait pas avoir de sang sur les mains et jamais il n’ordonnerait la mort de quelqu’un et il haïssait les gens qui se servaient des armes noires pour ca. Même si, à la base, c’était l’utilisation principale. Il n’aimait pas ca.

S’il lui avait proposé, c’était pour se rapprocher d’elle, devenir quelqu’un qui soit pleinement entrée dans sa vie. Elle était importante pour lui. Elle avait prit plus d’importance que ce qu’il aurait pu penser. C’était tellement étrange. Il était parti avec l’idée en tête que ca ne serait qu’une passade entre eux. Jusqu’à ce que l’un ou l’autre se lasse. Il ne pensait pas qu’il aurait des sentiments pour elle. Il n’avait plus envie que l’un ou l’autre se lasse. Justement. Il voulait rester près d’elle pour encore un long moment. Très long.

Alors qu’elle était au creux de ses bras, il l’écouta. Doucement, prenant garde à bien tout assimiler. Et il se sentit mal. Très mal. Il avait peur. Peur que finalement elle se tourne de nouveau vers son mari, peur qu’elle lui échappe comme la fumée des cigarettes que fumaient les clients du cabaret, peur qu’un autre la lui vole. Il la voulait pour lui. Il ne voulait pas qu’on la lui prenne. Il la serrait plus fort contre lui, plaquant son torse contre sa poitrine. Même si elle disait ca. Il doutait. Il se trouvait répugnant. Il voulait avoir confiance en elle, il voulait la croire. Mais il avait toujours cette crainte en lui qu’elle ne le laisse quelque part. Qu’elle ne l’abandonne à jamais.

Pourtant elle lui disait le contraire, elle lui demandait de ne jamais la laisser. Elle n’a pas répondu à sa question. Il se mord la lèvre doucement et l’écouta. Il se sentait mieux. Même s’il avait peur, il était plutôt rassuré. Elle voulait faire un bout de chemin avec lui. C’était rassurant et un soupire de satisfaction passa ses lèvres quand elle répondit enfin à sa question. Elle acceptait. Un immense soulagement s’empara de lui et il la serra encore plus fort. Sa peau contre la sienne lui donnait des frissons intenses mais il ne bougeait pas. Il était tellement bien entre ses bras. Tellement lui.

Il grogna doucement quand elle s’éloigna mais il se rapprochait de nouveau d’elle, attrapant une bouteille de gel douche à la lavande sur le bord de la baignoire. Il s’approche d’elle et déposa une noix de produit dans la paume de sa main avant de s’arrêter. Il l’admira un instant, se mordillant la lèvre avant qu’un fin sourire ne s’affiche au coin de ses lèvres. Ca oui, elle était belle. Et il avait envie de revenir contre elle. Mais il était exposé à un cruel dilemme. Il aimait la voir comme ca, la regarder, l’admirer. Mais il voulait aussi se mettre tout contre elle et la câliner avec tendresse et douceur. Il resta alors un moment à la regarder avec son sourire enjoué puis il la rejoint, frottant un peu ses mains l’une contre l’autre pour étaler le savon avant de poser ces mêmes mains sur ses épaules, descendant le long de ses bras pour étaler le savon sur son corps. Il la savonna un moment doucement avant de revenir l’embrasser, irrémédiablement attiré par ses lèvres. Puis sourit finalement en la regardant.

« Je te promets que je resterais près de toi jusqu’à ce que tu me jettes. » murmura-t-il en souriant doucement.

Il glissa timidement ses mains sur son ventre et remonta lentement, continuant de la savonner.

« Je suis content que tu ais accepté. » il rit nerveusement « Je sais que ca n’était peut être pas une proposition à laquelle tu t’attendais mais ca me fait plaisir que tu ais dis oui. » Il baissa les yeux d’un air timide et continua de sourire « On pourra organiser ca quand tu voudras, quand tu auras le temps. »
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Les portes du pénitencier bientôt vont se fermer - suite { Angélique

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