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 Ciel, c'était vraiment la princesse ! | Alec

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Neolia Vi EarhartPrincesse
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It's showtime, let's Rock!
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MessagePosté Jeu 29 Déc - 21:06

Spoiler:
 



Une journée comme une autre, une journée où je n’aurais qu’à attendre le couché du Soleil pour aller pleurer dans mes trop nombreux draps de mon immense chambre. Aujourd’hui personne ne pourrait vraiment ensoleiller le ciel morose qui inonde mon cœur. Ludwig était trop occupé avec je ne sais quelles affaires idiotes et passait son temps à éviter tout le monde au palais, Lloyd donnait encore une de ses réceptions à la mords-moi-le-nœud à laquelle je n’avais aucunement envie de participer, quand à Evelia elle ne semblait même pas être là. Un nouveau soupire et me voila qui m’enfonce un peu plus dans mon lit, comme si les aiguilles de mon horloge avanceraient plus vite de cette manière là. Dormir, je veux juste oublier ce lieu, ces personnes pendant quelques heures à nouveau pour pouvoir calmer cette irritation qui ne semblent plus vouloir quitter mes yeux. Pour enfin simplement tout oublier.

Hélas Cherry ne semble pas l’entendre de cet oreille et certainement qu’il est bien plus tard que je ne veuille bien le penser mais à entendre le boucan qu’il fait avec ses pattes, l’heure du petit déjeuner doit être passée depuis un petit moment déjà. Je culpabilise et me décide enfin à sortir de mon lit quand la porte s’ouvre plutôt violemment, laissant ainsi entrer un martellement de talons qui me tambourine le crâne avant qu’une inondation de lumière m’aveugle presque. Pas besoin de réfléchir bien loin pour savoir de qui il peut bien s’agir puisque ma servante est bien la seule à oser me tirer du lit d’une telle manière.

« Vous n’êtes pas raisonnable ! Toujours endormie à une heure aussi avancée de la journée. »
« J’ai pas envie de sortir de ma chambre aujourd’hui… »
« Ne dites donc pas de sottises, il fait un temps magnifique. » Un son m’informe qu’elle nourrit elle-même la boule de poils vorace qui en profite même pour faire tomber son biberon d’eau. Arrachant un grommellement à ma servante et un rire à moi-même.
« Lucia… »
« Oui mademoiselle ? »
« Quand est-ce que tu cesseras de me vouvoyer ? Deux ans que je te le dis tout de même... »

Comme à son habitude elle ne répondit point à ma question et fila me préparer mes affaires. Je n’ai pas envie de sortir, vraiment pas. Je veux juste rester dans ma chambre avec mon lapin et mes peluches. Est-ce si compliqué que cela à comprendre ? Apparemment c’est le cas pour certaines personnes de mon entourage, j’aperçois même l’ombre de mon Knight se mouvoir derrière la porte. Oh je ne pourrais pas vraiment dire que c’est vraiment lui rien qu’à la silhouette qui filtre sous la porte mais… qui voulez-vous que ça soit à part lui, attendant sagement que je sois habillée et fin prête. Jamais le choix, on ne me laisse jamais le choix. Se vêtir convenablement, coiffer ses cheveux de façon accordée à sa tenue, se laisser pouponner… certains jours c’est amusant mais pas maintenant, alors je me laisse faire comme on me l'a toujours appris.

« J’ai une surprise pour vous concernant le programme de la journée. »
« Oh ? Une balade dans le jardin ? »
« Mais non voyons ! Votre frère nous a autorisé à sortir en ville, juste vous, Kieran et moi. »
« Vraiment personne d’autre ? »
« Non. Rien que nous trois. On pourrait en profiter pour faire quelques boutiques, ça vous rendra peut-être le sourire qu’il semble vous manquer ce matin. »
« Il ne manquera plus que le 'tu' alors… »

Quand soudainement les images d’un Kieran portant des dizaines et des dizaines de sacs, de paquets et de je ne sais pas quoi encore ou subissant un essayage forcé de vêtements divers et variés me traversa l’esprit. Ce fut plus fort que moi mais je ne pu retenir le fou rire naissant à partir de cette vision plus que grotesque de mon pauvre protecteur. Lucia n’oserait pas faire une chose pareille voyons… quoique la garder sous le coude n’est pas une mauvaise idée en soi finalement. Quand finalement cette dernière fini les préparatrices je n’attendis pas une seconde pour me précipiter hors de la pièce pour voler une étreinte à mon Knight avant de refiler sans un mot m’occuper de ce pauvre Cherry.

Puis la sortie – pour une fois nous y allons même sans calèche –, la balade, tout cela un peu comme des gens libres et sans obligations. C’est vrai que c’est amusant et j’en profite bien, surtout pour embêter Kieran autant que possible de quelques manières que ce soit. Mais au fond, même si je parais plus joyeuse qu’à mon réveil, les nuages sont toujours présents. C’est alors que je me rends compte que nous ne sommes pas si loin que ça des remparts. Mon symbole de liberté. L’apothéose de ma curiosité. Et je ne suis accompagné que par deux personnes… la tentation est si grande. Il me faut fuir. Je veux savoir ce qu’il y a là-bas derrière.

Tout ce qu’il me reste à faire, c’est d’échapper à la surveillance de mes deux baby-sitteuses. Ce qui est largement plus facile à dire qu’à faire, surtout en ce qui concerne mon soldat. Fort heureusement comme l’avait souligné ma servante auparavant il fait relativement beau et qui dit ciel dégagé dit foule et s’il y a bien une chose que je peux faire grâce à ma petite taille c’est me faufiler dans les espaces étroits. Ni une, ni deux, me voila élancée, ignorant totalement la voix de cette pauvre Lucia qui me cherche déjà. Maintenant il ne me reste plus qu’à trouver comment passé devant les gardes de la porte menant à la sortie…



Toi qui fus de ma chair la conscience sensible
Toi que j’aime à jamais toi qui m’as inventé
Tu ne supportais pas l’oppression ni l’injure
Tu chantais en rêvant le bonheur sur la terre
Tu rêvais d’être libre et je te continue.

Dit de la force de l’amour - Paul Eluard


Dernière édition par Neolia Vi Earhart le Dim 5 Fév - 21:02, édité 1 fois
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Alec C. SaddlerKnight 3 - Alec
Si un jour vous sentez que vous coulez... N'essayer pas de remonter, vous vous ferez du mal, à vous et à ceux qui tenterons de vous aider.
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MessagePosté Jeu 29 Déc - 21:10

Mademoiselle liberté

Et la lumière fut.
La veille déjà, aujourd’hui encore. Il n’arrêtait pas, c’était fou. Je ne savais pas comment il pouvait tenir la route. Levé 9h couché 2h, toujours en pleine forme et pas une cerne. Je me faisais toujours envoyé paître dès lors que je baillais. Monsieur Lloyd ne supportait pas ca et il me congédiait immédiatement. Mais je restais dans un coin, grignotant quelques gourmandises, surveillant du coin de l'œil les faits et gestes des invités. Enfin, ca c’était au début. Lloyd invite toujours les mêmes personnes. Duc, duchesse, des gens biens sous toutes leurs coutures. Je me méfiais d'eux. La plus part de ces gens n’étaient là que pour être dans les petits papiers de l’empereur. Et le pauvre Lloyd n’y faisait pas spécialement attention. Donc je restais, des heures et des heures à grignoter... Je vous laisse imaginer le nombre d’heure de sport que j’effectue par jour pour éliminer ce que j’ingurgite le soir. Non mais vous savez, ces réceptions n’ont qu’un atout : la nourriture. Elle y est toujours délicieuse et on en redemande encore ensuite ! Bouchées au crabe, bâtonnet de légumes, tartes aux poireaux et autres petits apéritifs… Puis vient les plats : Viandes en tout genre, avec des cuissons et des sauces toutes aussi différentes les unes que les autres. Le tout accompagné de légumes et féculent, salade de pâtes, gratin de lasagne… Que du pur délice. Et les desserts… Bon dieu les desserts ! Je ne savais pas comment ni pourquoi Monsieur Lloyd avait réussit à trouver mon péché mignon mais j’avais le droit à de la tarte au citron meringué à chaque festivité ! Donc, la nourriture était tout simplement divine. Et puis, on peut aussi parler des femmes… Disons qu’elles sont belles, sans plus. Ce n’est que du paraître et des faux semblants, que de la poudre et des paillettes. Je préfère les femmes plus discrètes, comme les petites serveuses qui font le tour de la salle pour ravitailler en nourriture les différentes tables.

Cette soirée là avait été, par contre, terriblement ennuyeuse. J’étais devenu Knight pour servir ma patrie… Ou est ce que je protégeais mon maître dans tout ca hein ?! Je m’affalais rapidement sur un banc d’une alcôve de la salle et j’observais les gens. Les jeunes femmes qui cherchent à draguer ouvertement Monsieur pour le mettre dans leurs lits et devenir princesse… Pathétique, il ne s’intéresse pas à elles. Enfin, c’est un homme, comme tout homme qui se respecte il aime les femmes, enfin je crois, mais ca n’est jamais réellement sérieux. Tout au plus, si elle lui plait, elle finira la soirée à danser avec lui. Mais jamais cela n’ira plus loin. Du moins pas devant moi. La soirée s’était terminée comme elle avait commencée, sur un air de valse et un gout de citron…

Ce matin, j’avais forcé mon bon maître à se reposer. Hors de question d’aller faire les magasins... Jai une tête à porter des sacs emplis de vêtement après une nuit pareille ?! De plus, Monsieur Lloyd avait un rendez vous avec des « amis » à lui dès onze heures. Et il m’avait congédié. J’avais ronchonné pour la forme mais dieu sait que j’étais soulagé de ne pas avoir à assister à l’une de ces mondanités. J’ai une réelle affection pour mon patron mais il faudrait qu’il se calme avec les soirées, je ne tiendrais pas longtemps !

J’avais donc prit mon temps. J’étais retourné dans ma chambre et j’avais ôté mon uniforme, le pliant soigneusement et le rangeant dans la penderie. Je m’étais ensuite rendu dans la salle de bain ou j’étais entré dans la douche, laissant une eau brulante couler le long de mon corps. J’avais si peu de temps pour savourer mes douches en temps normal que ce moment là fut un réel plaisir. Lorsque j’étais sorti, j’étais parti enfiler un jean noir et une chemise bleue, étant tout aussi à l’aise que dans ma tenue. Je me dirigeais vers l’intendance ou je posais un jour de congé. C’était le premier que je posais depuis que j’étais au service du Prince.

Je sortis du château plutôt discrètement, j’avais envie d’un petit moment de calme sans que quelqu’un me tombe dessus. Je descendis alors jusqu’aux remparts ou je finis par tomber, au sens propre du terme, sur l’un de mes collègue : Kieran quelque-chose. Il pestait parce que sa protégée avait profitée de la foule pour leurs fausser compagnie. Un petit sourire s’étira au coin de mes lèvres. L’empereur avait autorisé la princesse Neolia à sortir... Et vu la tête que tirait mon collègue, elle avait du les semer assez rapidement et s’il ne la retrouvait pas, il serait encore sanctionné. Je lançais un regard circulaire autour de moi. J’avais la chance d’être plutôt grand et donc j’avais une visibilité plus large. Et j’aperçus des gens s’écarter sans qu’apparemment, personne ne les bouscules. Je ris et me dirigeais dans cette direction, suivant alors le mouvement de cette petite.

Elle s’était arrêtée à la porte, cherchant certainement un moyen de sortir de l’enceinte et de s’aventurer dehors. Je me retournais pour voir Kieran partir dans la direction opposée. Je soupirais en haussant les épaules et, c’est donc tout sourire que je m’approchais de la petite princesse. Je me glissais discrètement dans son dos et me penchait pour m’approcher de son oreille.

« Qu’est ce que notre chère princesse fais seule hors du château ? » murmurai je alors en suivant son regard pour voir ce quelle admirait.


Dernière édition par Alec C. Saddler le Jeu 29 Déc - 21:12, édité 1 fois
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MessagePosté Jeu 29 Déc - 21:11



J’étais si prêt du but ! J’étais persuadée qu’une sortie devait bien se trouvait quelque part, en fait je le désirais tellement que je n’ai même pas imaginé une seule seconde pouvoir faire fausse route. Et pourtant je ne pouvais nier la vérité.. il n’y avait aucune sortie, aucune fissure, aucun trou. Le service d’entretien des remparts faisait sans aucun doute un travail plus que méticuleux et sans aucune faute. Mais après tout, je ne devrais même pas m’en étonner, ce sont des gens sérieux et tout ce qui va avec mais… ils n’auraient pas pu me laisser une sortie que je puisse enfin sortie de cette fichue citée dorée ?! Mince alors… Enfin j’avais encore le temps de continuer mes investigations plus loin ou même de faire le tour des murs entièrement mais ça pourrait très bien me prendre la journée et ça augmenterais fortement les chances que Kieran et Lucia se fassent méchamment engueuler par mon grand-frère. Et même s’il m’est aisé de leur fausser compagnie, je n’ai pas envie qu’ils se fassent tirer les oreilles par ma faute. Quel dilemme…

Et comme si cela ne suffisait pas une fois familière s’était élevée juste dans mon dos. Inutile de se retourner je savais déjà de qui il s’agissait. Le Knight de mon frère Lloyd. Certes il est loin d’être le plus sérieux des Knight – enfin du moins il n’est pas le plus rabat-joie et le plus boulot boulot du lot à mon sens, enfin venant de Lloyd… ce n’est guère un choix étonnant – mais il reste un ennemi de premier ordre contre mes envies de liberté et ça… c’est un détail à ne pas négliger. Même si je l’aime bien quand même. Je ne demande donc pas mon reste et décide de prendre mes jambes à mon cou. Bien sûr j’avais dit que je ne voulais d’ennuis à personne mais… être retrouvée aussi vite c’est plus que frustrant et je refuse d’être raccompagnée par cet empoté pelucheux. Sauf que… faire du surplace ça ne m’emmènera pas loin. Pas loin du tout, du tout.

« Mais lâche moiiiiiii espèce d’ours en peluche ! »

Mais vous pensez qu’il obéirait ? Que nenni. La prise ne se desserra même d’un seul millimètre. C’était un ordre de sa princesse pourtant ! Il avait à obéir sur le champ et puis c’est tout. Je devrais forcer encore un peu plus peut-être mais j’ai peur de déchirer la robe que je porte – enfin en soi.. la porte ne m’importe que peu mais se balader ainsi dans les rues ne m’enchanterais guère et puis Evelia risquerait de se fâcher après moi. Alors je préfère laisser tomber… pour l’instant. Elle aurait très bien pu utiliser son don pour faire d’Alec un esclave absolu et qu’il la laisse enfin faire ce qu’elle veut mais la princesse Neolia ne pense jamais à se faire de ses capacités. Ce qui est assez étonnant d’ailleurs vu la praticité de ce dernier mais bon, les choses sont faites ainsi.

« Alec espèce de vilain ! » Elle s’arrête et il la laisse enfin. Volte-face. « Je devrais te tirer les oreilles en pointe pour avoir oser me désobéir ! » Enfin tant qu’à faire… essayons une autre méthode. « Et puis d’abord qu’est ce que tu fiches à errer dans les rues ? Tu ne devrais pas être au palais en train d’aider mon frère à préparer ses festivités ? Je pensais que tu étais une aide indispensable à leur réalisation pourtant ? Du moins c’est ce que m’avait raconté Lloyd... » Je ne lui laisse même pas le temps d’en placer une, à vrai dire je prends à peine le temps pour marquer des pauses et récupérer mon souffle mais c’est le but. « Oh… ne me dit pas que tu as été renvoyé comme un servant qui se serait trompé de service ? Je ne te pensais pas capable de faire une bêtise pareille alors que tu es si complémentaire d’avec mon frère. Ça me fait beaucoup de peine vraiment. Si tu veux j’irais parler à Lloyd pour qu’il te pardonne, ça ne me dérange pas du tout… »

Et blablabla, là voila qui ne s’arrête plus de parler, elle qui était si silencieuse d’ordinaire mais elle essaye juste de faire tourner le soldat en bourrique, de le déstabiliser avec ses paroles étranges. Tout en faisant quelques pas vers l’arrière. Prête à détaler dès qu’elle jugera la situation propice.



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Alec C. SaddlerKnight 3 - Alec
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MessagePosté Mar 3 Jan - 20:48

La balade des gens heureux

Amusement
C'était l'air qui se lisait sur le visage du brun à cet instant. La Princesse était la plus jeune de la fratrie, du moins de ce qu'on lui avait raconté. Alec ne s'était jamais vraiment intéresser de prés à la composition de la famille Impériale. Tant et si bien qu'il avait du mal à saluer convenablement les dis membres. Il se contentait souvent d'un simple « Bonjour votre Altesse » ou « Bonjour votre Majesté ». Lloyd le réprimandait souvent pour ça, si bien qu'il avait fait imprimer une sorte d'arbre généalogique qu'il avait placarder dans la chambre du Knight. Le jeune homme avait un peu bougonner mais s'en était rapidement accommodé.

Alors qu'elle tentait par tous les moyens de s'enfuir, il la retint par les épaules. Il n'avait pas l'intention de la ramener au château tout de suite mais il ne voulait quand même pas la quitter des yeux, il ne s'en remettrait pas s'il lui arrivait quelque chose. Enfin, il s'en remettrait difficilement, déjà moralement puisqu'il aurait faillit à son devoir, et physiquement il n'était pas certain qu'il ne soit pas fusillé. Même si elle n'était pas sa protégée.

Il la ramena donc contre lui et la maintint de façon à ce qu'elle ne puisse pas s'échapper. Elle commença alors un tirage qui laissa le brun pantois. Comment une si petit jeune femme pouvait elle avoir une si grande imagination doublé d'une langue aussi agile dans un si petit corps. Parce qu'il fallait le dire, comparé au Knight, elle n'était pas bien grande, ni même bien épaisse. Pourtant elle était mignonne ce petit brin de femme avec ses yeux améthyste et ses cheveux argentés. Il s'ébroua. Il valait mieux éviter de laisser vagabonder ses pensées dans ce sens. Il ne voulait pas finir mutiler par Lloyd, Aeron, Kieran, Ludwig... Et encore bien d'autre qu'il avait certainement oubliés.

S'il y avait bien une chose dont Alec riait de la Princesse, c'était le fait qu'elle rapportait tout aux peluches. Comparer ce grand Knight à un ours en peluche ? Une idée qu'elle seule pouvait avoir. Tout comme remplacer un plat de lapin savoureux par une peluche duveteuse. C'était des idées qui ne pouvait naître que dans l'esprit inventif de cette petite Princesse.

Et puis il l'écouta déblatérer d'immense ânerie sur un possible licenciement, sur les choses qu'elle pourrait raconter à Lloyd. Un fin sourire s'était étirer sur ses lèvres et il la regardait parler. Bien sûr il l'écoutait, quelqu'un passant par là aurait pu croire à un homme qui buvait les paroles de la jeune femme qui lui tenait compagnie. Mais il n'en était rien. Il l'écoutait juste poliment, attendant patiemment qu'elle s'essouffle pour pouvoir prendre la parole.

« Vos paroles me flattent votre Altesse mais si vous voulez un peu de liberté, ça n'est pas ici que vous la trouverez. Permettez moi de vous guider hors d'ici, dans un endroit ou vous pourrez gambader en toute liberté. » sourit-il en la lâchant.

Il jeta un œil aux deux gardes prés de la porte et lui adressa un sourire polie avant de passer une main sur le haut du dos de la Princesse pour la guider un peu plus loin, pas beaucoup, juste quelques mètre qui leurs permirent d'être loin du regard des gardes. Maintenant ils pouvaient se débrouiller pour la faire passer au dessus du mur d'enceinte.

L’endroit ou il comptait l'emmener n'avait rien d'extraordinaire. C'était peut être la ville en elle même que Neolia voulait voir mais le paysage qui lui venait en tête lorsqu'on parlait de liberté n'avait rien à voir avec cette ville qui était si dangereuse, si agitée. Pourtant, il faudrait bien passer par là pour accéder à ce petit coin de paradis.

C'était une immense plaine vers l'est de la ville, elle était dissimulée par une immense forêt et bordée par un petit ruisseau. Il avait découvert cet endroit lors de sa première permission forcée. C'était un souvenir dans lequel il se plaisait à retomber. Rien n'était venu perturber cette journée magnifique qu'il avait passer à glandouiller sur le bord de la rivière.

« Je vais passer par dessus le mur et je vais retomber en bas. Si vous avez confiance en moi, imitez moi et je vous rattraperais si jamais vous deviez tomber. » assura-t-il en commençant à grimper.

Rapidement, il sauta du mur pour atterrir en bas dans un grognement sonore. Il était mal tombé et s'était cassé lamentablement la figure sur le sol. A première vue, il n'avait rien de casser.

« Je suis prêt. Vous pouvez y aller votre Altesse » murmura-t-il discrètement
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MessagePosté Ven 20 Jan - 22:09



Je me suis laissée entrainé sans trop poser de questions mais en me méfiant tout de même un peu… Je veux dire, d’accord c’est le Knight d’un de mes frères, qui lui fait immensément confiance soi-disant passant mais moi je ne le connais pas plus que ça et de plus il me propose de « guider hors d'ici » ? Il est pas censé savoir que je n’ai absolument pas le droit de franchir les remparts, où alors sous haute protection comme me l’avait un jour promis Ludwig – bien que je doute de plus en plus qu’il tienne cette promesse là mais c’est un détail en ce cas présent – et cela m’étonnerais qu’Alec constitue une haute protection à lui tout seule selon les visions de mon frère, des mes frères même, sans compter qu’ils ne savent même pas où je suis actuellement. Et que Lucia et Kieran doivent être en toujours en train de me chercher partout dans le coin. Tous ces faits démontraient bien que cette attitude était un petit peu louche pour un Knight et je ne savais pas trop comment le prendre mais c’était certainement ma seule chance pour passer enfin ce fichu mur de pierre et je ne savais pas quand une autre se représenterait.

« Alec… » J’essayais désespérément d’en placer une pendant qu’il m’expliquait ce qu’il comptait faire tout en grimpant le rempart. En vain. J’attendis donc simplement qu’il se manifeste à nouveau une fois de l’autre coté.
« Je suis prêt. Vous pouvez y aller votre Altesse. »
A nouveau je jetai un coup d’œil vers le haut du mur et poussa un soupir. « Je ne sais pas si tu y as prêtai attention en commençant ton expédition mais… ce tas de pierre doit bien faire trois fois ma taille si ce n’est plus, je porte une robe et je suis loin d’avoir la constitution physique d’un ancien soldat… ce n’est pas que je ne veuille pas mais… je crois que j’aurais un peu de mal à d’imiter mon cher Alec. »
Un grommellement se fit entendre. Enfin peut-être avait-il répondu quelque chose mais je n’avais distingué aucun mot. C’était sans aucun doute sans importance car il ne tarda pas à réapparaitre de mon coté et atterrit avec… enfin il atterrit silencieusement cette fois en fait.
« Tu t’étais cassé la figure avant ? » demandais-je simplement comme ça. Si vraiment, c’était juste par pur altruisme.

Évidemment je n’obtiens pour toute réponse qu’une moue dépitée et il se contenta de m’aider à me hisser sur le haut du rempart. Me laissa là, regrimpa encore une fois, redescendit et m’attrapa quand je me jetai dans le vide. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué n’est-ce-pas ? Enfin j’avais enfin ce que je voulais et j’étais impatiente de me diriger enfin dans la ville sauf qu’Alec ne m’indiquait pas vraiment… dans la bonne direction. Du moins l’horizon vers lequel il m’emmenait… semblait se vider de plus en plus.

« Alec ! Je veux pas aller dans les champs, c’est la ville que je veux voir ! »

Ni une ni deux, je repris mes bonnes vieilles habitudes et lui faussa compagnie pour prendre la direction que je jugeais être la bonne… alors qu’elle ne connaissait même rien de ce monde extérieur au sien, alors qu’elle était richement vêtue même si elle ne portait pas une robe trop imposante de princesse. Bien trop richement pour tous ceux qu’elle pourrait croiser et qui ne lui voudrait pas que du bien, même si son visage n’est certainement pas l’un de ceux les plus connus de la famille impériale. Elle se contenta de suivre la muraille dans la direction opposée, là où les habitations semblaient se faire plus nombreuses. Et puis soudain elle la découvrit enfin… LA place. On dit qu’il n’est pas toujours bon d’apprendre la vérité, la petite princesse voulait apprendre à connaître la vie des habitants, maintenant elle n’avait plus qu’à contempler les restes de la dernière exécution.

Je restais sans voix, alors que les pas du Knight se rapprochaient derrière moi. « Pourquoi…. » Les mots mourraient avant même de naitre, mes yeux n’arrivaient même pas à se détourner de ce qu’ils voyaient. « Pourquoi ils sont… Ce n’est pas Ludwig qui a fait ça hein ? … Jamais il ne ferait ça…. » Elle avait envie de pleurer mais les larmes ne coulaient pas, elle avait envie de hurler mais sa voix était morte, alors elle restait là sans bouger, sans dire un mot de plus. Sans comprendre. Sans avoir envie de croire que son frère bien-aimé autorisé qu’une chose pareille puisse se faire. C’était un cauchemar et elle allait bientôt se réveiller en hurlant et Lucia viendrait la câliner… réveille toi.



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MessagePosté Lun 23 Jan - 21:39

Je te veux si tu veux de moi

Méfiance
Qui ne le serait pas ? Neolia, princesse de l’empire, n’était pas censé suivre des « inconnus ». Evidemment, il n’était pas si inconnu que cela, Alec, Knight de son frère bien aimé. Mais elle ne le connaissait pas, ou assez peu. Mais qu’aurait-il pu faire ? Encore, s’il était un rebelle, il aurait sans doute pu la kidnapper, l’emmener dans un endroit où personne ne pourrait la trouver. Mais il n’était pas rebelle et il ne voulait que la sécurité de la famille impériale. Mais, à ce moment-là, ce n’était pas tellement la sécurité qui primait. Non, Alec voulait la voir sourire. C’était plutôt bête non ? On n’est pas le protecteur de quelqu’un pour le voir sourire. Mais il n’était pas son protecteur, simplement, voir une jeune fille avec une lueur de tristesse dans les yeux c’était impensable pour lui.

Après avoir grimpé le mur et être redescendu, il avisa de la population qui se trouvait dans les parages. Les gardes ne semblaient pas l’avoir repérer et la ruelle était déserte, pour le moment. C’est alors qu’il entendit le son cristallin de sa voix. Celle qui lui disait qu’il était bien gentil mais qu’elle était bien trop petite pour le suivre. Quiconque serait passé par là à cet instant aurait pu se croire dans un dessin animé : Il était figé en bas du mur, sur les fesses, un air blasé sur le visage. On aurait presque pu voir des petits points précédés d’un corbeau passer derrière lui. Il se releva alors, escaladant le mur pour aider la jeune femme à monter. Lorsqu’il fut de nouveau à côté d’elle, elle lui demanda s’il était tombé. Honteux, il ne dit rien, grommelant quelques paroles inintelligible. Il posa ses mains sur les hanches de la jeune femme, lui donnant un peu plus de hauteur pour la faire atteindre le haut du mur en silence. Puis il vint la rejoindre, redescendant rapidement avec elle.

Alors qu’il allait la mener jusqu’à cet endroit si beau ou il avait prévu d’aller, la demoiselle protesta. Elle ne voulait pas voir la campagne. Certes, mais la ville était une bien dure réalité pour une jeune femme n’ayant jamais quitté le château. Il ne voulait pas la laisser aller là mais elle ne semblait pas de son avis. Elle lui faussa compagnie pour retourner en ville. La plaie, la direction qu’elle prenait n’était pas la moins choquante. Il tenta de la rattraper rapidement mais il fut arrêté par un passant étranger qui tentait vainement de lui demander son chemin. Lorsqu’il rattrapa la jeune femme, elle était déjà arrivée.

La place des exécutions était circulaire autour de l’échafaud. Échafaud qui ne laissait aucun doute quant à son utilisation. Le sang était difficile à nettoyer rapidement et laissait des traces. Et puis, les restes des hommes ayant été mis à mort n’avait pas encore été évacué. Et elle, si fragile, si innocente, se trouvait debout devant cette place. La dernière exécution s’était déroulée plus tôt dans la matinée. Il n’aimait pas vraiment ce concept mais il ne bronchait pas, il n’en avait pas le droit. « Pourquoi… Pourquoi ils sont… Ce n’est pas Ludwig qui a fait ça hein ? … Jamais il ne ferait ça…. » Comment apprendre à une enfant que son père est un assassin ? La question qu’une femme doit se poser au moins une fois dans sa vie, surtout si son mari est soldat, qu’il s’est engagé dans les forces rebelles ou encore qu’il traine parmi la racaille des bas-fonds. La question se posait ici aussi. Il n’était pas sa mère et l’empereur n’était pas son père, mais leur relation était peut-être plus forte que ça. Alec déglutit. Il fallait qu’il l’emmène loin d’ici. Il posa une main sur son épaule et la fit doucement pivoter vers lui, plantant son regard dans le sien. Détresse. Douleur. Sentiment de trahison. C’est ce qu’il pouvait aisément lire dans ses yeux. Ou plutôt ce qu’il pensait lire. Il sentit son cœur se serrer. Ces sentiments déformaient le si joli visage de la princesse. Doucement, il l’attira contre lui, passant un bras autour de ses épaules, la serrant contre lui, et il soupira doucement. Une excuse ? Oui, il en avait bien une. Ce ne serait pas un mensonge, pas totalement, il aurait simplement enjolivé la situation pour apaiser la demoiselle.

« Ces gens vous voulaient du mal. Pas à vous en particulier, mais à votre famille en général. Sa Majesté a dû préférer vous protéger en leur ôtant la vie plutôt que perdre un seul d’entre vous… » murmura-t-il d’une voix qu’il voulait apaisante.

Consoler une princesse n’était pas dans ses fonctions. Mais, tout homme qu’il était, ne pouvait pas la laisser ainsi. Cette découverte était certainement un bouleversement pour la jeune femme. Son excuse était bancale, il n’était pas certains que ça fonctionnerait. Il serait son corps contre le sien, maladroitement. Il ne voulait pas faire de geste déplacé, il ne voulait pas la mettre en colère. Il voulait simplement la calmer un peu. Il recula un peu, se baissant pour avoir son visage à la hauteur du sien et il tenta un sourire rassurant, plongeant son regard dans le sien.

« Y a-t-il un endroit où vous voudriez aller pour vous changer les idées… Ou peut-être en parler ? »

La fin de sa phrase n’avait été qu’un murmure. Murmure assez fort pour qu’elle l’entende quand même. Il voulait bien répondre à toutes ses questions, seulement si elles ne la blessaient pas encore plus.
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MessagePosté Jeu 26 Jan - 23:14




« Alec… »

Hélas ce n’était pas un rêve et ce n’était pas Lucia qui était venu la câliner. Comment réagir dans ce genre de situation ? Comme si j’aurais pu me douter que le Knight de mon propre frère puisse me prendre comme ça dans ses bras ! J’aurais pu le repousser, j’aurais pu hurler aussi tout comme j’aurais pu tremper son vêtement d’amères larmes salées… mais au final je n’avais rien fait parce que je n’avais pas su gérer cette nouvelle donnée. Parce que je n’avais pas eu envie de la gérer. Parce que… parce que…. J’avais l’impression que ma tête n’était qu’un immense vide intersidéral. Et j’avais du mal à saisir le sens de ce que pouvait bien me raconter Alec, j’entendais ce qu’il me disait mais c’était comme si un panneau stop arrêtait les mots avant qu’ils n’atteignent mon cerveau pour qu’il puisse en saisir le sens. Et cette odeur qui n’arrangeait rien. Pis encore, elle me donnait la nausée et des hauts le cœur. Si je devais rester encore une seule seconde je ne manquerais pas de rendre mon petit déjeuner sur les chaussures à Alec… ce qui était tout bonnement inconcevable.

« Y a-t-il un endroit où vous voudriez aller pour vous changer les idées… Ou peut-être en parler ? »
« J’aimerais juste m’installer quelque part quelques minutes… plus loin. J’ai mal au cœur. »

Je me laissais alors entrainer par à nouveau par le Soldat, sans broncher ni me défiler bien qu’il avait encore choisi la mauvaise direction en repartant encore vers la sortie de la ville. Certes j’étais écœurée et déboussolée par cet horrible spectacle que je ne comprenais toujours pas mais… cela ne voulait pas dire que j’avais renoncé à explorer la ville et perdre cette occasion en or. Surtout qu’il me fallait aussi comprendre… pourquoi on avait fait ça à ces pauvres gens. Chose sur laquelle je reviendrais dès que le malaise sera enfin passé. Il me fait alors assoir sur un banc se trouvant un peu à l’écart, certes c’est loin de valoir ce que l’on trouve à l’intérieur des murets mais c’est propre et je n’aie nullement besoin de broncher pour cela.

Silence total.

Pas un seul mot ne sera prononcé pendant de très longues minutes ou peut-être par le Knight mais dans ce cas la princesse n’aurait même pas remarqué qu’on lui adressait la parole. Les mots prononçaient par le jeune homme commençaient enfin à prendre forme dans son esprit et elle ne cessait de cogiter dessus sans cesse.
« Ces gens vous voulaient du mal. » C’était impossible, insensé, illogique ! Qui donc pourrait donc vouloir du mal à ma famille alors qu’ils n’avaient jamais rien fait de mal à personne. Ludwig était l’empereur et agissait pour le bien du pays, quand à mes frères et sœurs ils n’apparaissaient quasiment jamais en publique et ne donnaient quasiment jamais leurs avis et donc ne participaient que peu à la politique… la seule qui pouvait se faire des ennemis c’était ma belle-mère, naturellement. Et cela ne pouvait pas être un crime, bien qu’elle ne l’avouerait jamais.

« Tu te trompes Alec… » Instants de silence. « Ils ne peuvent pas nous vouloir du mal sans raison, c’est impossible ! » D’un mouvement brusque je me redresse sur mes jambes avant de me retourner vers mon interlocuteur. « Il faut que je comprenne pourquoi ! » Évidemment la solution la plus simple serait de demander à Ludwig lui-même mais cela impliquerait le fait d’avouer que je suis sortie dans la cité extérieure et donc d’admettre que l’on m’y a aidé. Ce qui finirait par attirer de gros ennuis à Alec et Ludwig en profiterait surement pour ne rien m’expliquer, affirmant que ce n’était pas mes affaires et que je n’avais rien à faire en ce lieu. Affaire close. Et je ne voulais en aucun cas en arriver là. Sans compter sur le fait qu’Alec ne risquerait pas qu’un simple remontage de bretelle et qu’elle n’avait toujours pas conscience des risques qu’il lui faisait prendre surtout que les lieux qu’elle voulait voir étaient loin d’être les plus sûr. Ce qu’elle ne savait pas, bien sûr.

Sans plus tarder j’attrapai la manche d’Alec et le tira dans ma direction pour l’entrainer à ma suite. Un peu en vain puisque j’étais loin d’avoir la force nécessaire pour le trainer de force et vu son expression il ne semblait pas avoir compris ce que j’avais voulu dire. Agacée je relâchai la manche et me redirigea vers la ville d’un pas décidé avant de me retourner vers lui. « Bon tu viens ? On ne va pas comprendre si on ne prend pas la peine de demander aux gens qui vivent ici ce qu’il se passe ! » Avant de reprendre mon chemin.

Inconscience.



Toi qui fus de ma chair la conscience sensible
Toi que j’aime à jamais toi qui m’as inventé
Tu ne supportais pas l’oppression ni l’injure
Tu chantais en rêvant le bonheur sur la terre
Tu rêvais d’être libre et je te continue.

Dit de la force de l’amour - Paul Eluard
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MessagePosté Lun 30 Jan - 23:24

J’aimerais balayer d’un revers
les mots qui laissent un goût amer

Confiance... ?
Il avait mal. Certes, ce n’était pas à lui qu’on avait caché la vie hors du palais, certes, ce n’était pas lui qui venait de tomber de haut. Mais il n’aimait la voir ainsi. A chaque fois qu’il l’avait croisée, elle était souriante, toujours prête à le taquiné. Le peu de fois où il l’avait croisé, elle avait illuminé la pièce. C’est bête comme comparaison, mais c’est pourtant ce qu’il se passait. Elle mettait de la lumière dans la pièce la plus sombre simplement en souriant. Et il ne voulait pas que l’ampoule soit brisée.

Maintenant il s’en voulait de l’avoir faite sortir, s’il l’avait ramené auprès de Kieran, elle serait certainement encore en train de sourire. Un soupira passa les lèvres du brun et il sursauta lorsqu’il entendit sa voix. Comment ça impossible ? Elle ne savait même pas qu’une guerre civile ravageait la cité ? Ses yeux s’écarquillèrent quelques instants avant que ses sourcils ne se fronce. Il jeta un regard noir vers la tour ou se trouvait certainement Ludwig et il pesta intérieurement. Comment pouvait ont caché quelque chose comme ça à une jeune fille, encore plus quand celle-ci est concernée.

Il sentait bien qu’elle aurait besoin de temps, qu’elle aurait besoin de quelqu’un à qui poser des questions. Mais comment faire pour qu’elle puisse le faire tout en étant en sécurité. Enfin, vous me direz, son visage n’est pas spécialement connu. Il suffirait de lui trouver une tenue moins tape à l’œil et qu’il reste absolument vigilant et le tour serait joué. Elle pourrait se balader ou elle le désirerait.

Mais elle ne semblait pas d’accord, elle avait l’air de vouloir des réponses immédiate. Tirant sur la manche du Knight, la demoiselle pensait surement qu’il la suivrait sans broncher. Mais il n’était pas décider à la laisser se balader sans mesure de précaution. Surtout maintenant qu’elle voulait absolument prendre la direction des quartiers malfamés et des bas-fonds. Et ça ne sentait pas bon.

Il se leva finalement, faisant face à la jeune femme, les poings sur les hanches, le regard sévère. Elle n’était pas beaucoup plus jeune que lui mais il était là pour la protéger. Si cela signifiait être ferme avec elle, il le ferait.

« Je ne vous laisse aller nulle part dans cette tenue » lâcha-t-il alors en la fixant dans les yeux.

Il sait pertinemment que ce n’est pas à lui de donner les ordres, il sait aussi que le regard qu’elle lui porte là veut dire quelque chose entre « qu’est-ce qu’il me veut celui-là » et « mais pour qui il se prend ? ». Il glissa alors une main derrière sa nuque, l’air penaud, et eu un sourire innocent.

« Ce que je voulais dire par là, c’est que si vous voulez aller par-là » souffla-t-il en désignant la direction qu’elle voulait emprunter « il faudrait changer de vêtement. Et je vous conseille de prendre quelque chose de vraiment passe-partout. Ce n’est pas un endroit très fréquentable et si l’on vous croisait par-là, on pourrait vous vouloir du mal. » finit-il par dire dans un murmure.

Il savait qu’elle ne le croirait pas, qu’elle pensait que personne ne pouvait lui vouloir du mal.

« Comme on pourrait le dire, La ville où tout le monde se déteste on voudrait partir mais on reste ici c'est pas l'amour des rois ici deux familles font la loi pas besoin de choisir ton camp on l'a fait pour toi y a longtemps » souffla-t-il avant de reprendre « enfin, désolé d’avoir semblé vous tutoyé, j’ai juste… repris la citation. » il se frappa le front du poing en grognant « Désolé. J’suis complétement à côté de mes pompes. Mais il faut vraiment vous trouver une autre tenue. Je connais une boutique dans la rue, vous pourrez trouver quelque chose de correct » continua-t-il en lui tendant une main « Vous venez ? »
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MessagePosté Dim 5 Fév - 21:00



Non mais quel rabat-joie ! Enfin… ce n’est que l’expression car d’un coté tout cela ne me réjouit plus, absolument plus mais je ne peux pas rester là sans rien faire, sans rien comprendre en me contentant des simples explications du Knight. Je dois le faire parce que… parce que c’est mon devoir de princesse non ? Ses véritables intérêts sont divisés, l’envie de faire enfin quelque chose d’utile se fait brusquement ressentir alors qu’au départ elle désirait simplement connaître la vérité. Perdue dans un univers qu’elle ne connait pas et qui se trouve à cents lieux de ce qu’elle pouvait s’imaginer quand elle rêvait d’évasion, accoudée sur sa fenêtre. Elle est pourtant encore loin de s’attendre à toute la violence qui habite les rues de la cité extérieure. Alors qu’elle n’a qu’envie de prouver enfin qu’elle n’est plus une petite fille sans défense. Douces illusions. Je ne sais pas combien de temps je restai là, plantée comme un poteau à coté d’Alec qui m’avait coupé dans mon élan mais… Je crois que je devais le dévisager comme si j’avais une créature digne d’un des romans de Ludwig. Une bestiole rocambolesque qui ne ressemblait pas à grand-chose et qui vous parlait dans une langue inconnue et incompréhensible.

« Mais… c’est que tu t’y crois autant que Kieran en plus… » Retenant de justesse un rire, je rajoutai. « Sauf que tu racontes des choses encore plus incompréhensible. »

Je me demandai même pendant un moment s’il ne se moquait pas de moi mais vu son air plus que sérieux je compris rapidement que non. Et toujours cette histoire de « vouloir faire du mal » mais pourquoi bon sang ? Juste à cause d’une fichue robe ? Je ne comprends pas…pourtant je pense que poser une énième question serait futile et certainement sans réponse et puis après tout… ça pourrait être amusant d’être comme ces gens qui vivent simplement et sans contrainte même rien qu’une toute petite heure.

A nouveau j’eus une pensée pour ma pauvre Lucia et Kieran qui devait désespérer de ne pas me retrouver. Depuis combien de temps avais-je filé ? J’avais l’impression que cela faisait des heures mais peut-être que seulement la première n’était même pas passée… je n’en savais rien et je ne pensais même pas au savon monumental que je risquais un peu plus au fur et à mesure que mon éloignement des remparts se creusait et ça n’allait pas en s’arrangeant surtout qu’Alec ne se contentait pas de me prendre sur son épaule – je suis sûre qu’il en est capable le bougre en plus ! Il a certainement la force qu’il faut pour ça mais… il n’osera certainement jamais me faire ça, tant mieux pour moi – et me ramener de force en « sécurité » au lieu de m’aider à satisfaire mes envies et ma curiosité. Mais cette pensée fut de courte durée, ils s’en remettraient vite et je rentrerais bientôt, ce n’était pas le moment de culpabiliser. Sinon je ne suivrais jamais Alec et je n’aurais plus qu’à me traiter d’idiote une fois rentrée.

De plus je ne pue m’empêcher de tourner la tête vers l’échafaud qui se dressait au loin. C’est dingue ce que ce truc pouvait avoir l’air fier comme ça, avec… avec ses pauvres gens qu’on n’avait même pas pris la peine de décrocher. Même s’ils avaient fait quelque chose de mal, c’était cruel mais aurais-je seulement le courage d’en toucher deux mots à mon frère ? Peut-être devrais-je d’abord en parler à Aeron s’il revenait bientôt, ou à Liam à défaut. Ils pourraient sans doute faire quelque chose eux, sans être renvoyés gentiment parce que ce n’était pas « à eux de s’occuper de ça et qu’ils n’y comprenaient rien de toute façon ». Oui je ferais sans doute cela une fois rentrée.

Mais pour l’instant il me faut changer de robe puisqu’Alec y tient tant. Saisissant enfin cette main qu’il me tend – oh juste ciel ! Elles sont super grandes en plus, les miennes paraissent ridiculement petite à coté. – je m’abstiens pourtant de faire un commentaire, espérons juste qu’il n’ait rien remarqué de son coté.

« J’aimerais du rouge ou du blanc alors. »

Même avec toutes ses préoccupations, la petite princesse restait l’insouciance même.



RP CLOS
Suite ici.


Toi qui fus de ma chair la conscience sensible
Toi que j’aime à jamais toi qui m’as inventé
Tu ne supportais pas l’oppression ni l’injure
Tu chantais en rêvant le bonheur sur la terre
Tu rêvais d’être libre et je te continue.

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Ciel, c'était vraiment la princesse ! | Alec

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