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 Leech Invader || FB with Sid

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Zaphaël A. HighwindMilice Chef Traqueur - Zaphaël

Homo homini lupus.

▌ FLEURS ENREGISTREES: 345
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MessagePosté Mer 28 Déc - 4:03


Fichue merde ! Comment peut-il être possible qu’un crevard puisse me tenir tête dans un lieu aussi confiné qu’un entrepôt ? Ce n’est pas normal… absolument pas normal ! Saleté de doté, saleté de rebelle. Cette fois je ne vois vraiment pas comment lui remettre facilement la main dessus et ça m’exècre énormément. S’il savait ce que je vais lui faire une fois que je lui aurais mis la main dessus… De toute façon je n’étais pas censé le ramener vivant, alors autant que j’en profite pour me défouler les nerfs et tant pis pour sa poire, il l’avait cherché de un, et de deux… ce n’était qu’un misérable insecte qui méprisait l’empereur. On ne m’en tiendra surement pas rigueur… encore une fois. Tant que le boulot est fait après tout. Et puis je me ferais une joie de lui briser tous les os un à un, histoire de lui apprendre ce qu’on risque à me faire perdre mon temps.

Mais j’ai beau cherché, je n’arrive pas toujours pas à le retrouver. Même Orion semble avoir des difficultés à retrouver son odeur. Putain mais c’est quoi son truc ? Cherchant encore le moindre petit indice je me rends compte bien trop tard que mon chien s’est éloigné. Beaucoup trop. Un mouvement rapide et c’est in extremis que je parviens à le protéger du coup qui allait s’abattre sur lui. Une douleur vive me traverse le dos, m’immobilisant tout de même une fraction… et merde. Merde, merde et merde ! Le temps de faire volte-face pour lui coller une balle entre les deux yeux, il a disparu. Rebelote… et une balle inutilement gaspillé. Je ne compte même plus les menaces et les insultes qui volèrent à son encontre en quelques minutes. Il avait osé tenter de toucher à Orion, sans aucun doute la pire des erreurs qu’il a commis dans sa misérable vie.

J’aurais pu vider quelques chargeurs – pas tous, je ne suis pas aussi idiot que certains pseudo-soldats… – à chaque fois que j’entendais un mouvement suspect. J’en mourrais d’envie, rien que pour me calmer les nerfs, mais je me retins de faire une pareille bourde. Après tout je ne connaissais toujours pas son truc. Et cette souffrance lancinante qui ne cessait d’aller et venir au gré de ses envies. Il ravalera bientôt sa fierté en carton, et de travers de préférence. Jamais je n’ai autant eu envie de faire souffrir quelqu’un, jamais je n’ai autant désiré entendre la mélodie des craquements venir à mes oreilles. Sauf que c’est un autre sifflement qui les atteins. Une fois, deux fois, trois fois. Ce lâche ne sait trop attaquer que par derrière ! Mes muscles meurtris se tendent violemment et après une simple volte-face c’est lui qui se retrouve avec une lame plantée au-dessus de la clavicule. Tourne et tourne tout en t’enfonçant plus profondément. Je joue avec lui, lui raconte ce qui l’attend…

Et pourtant ce qui s’ensuivit… je ne me souviens de rien, enfin pas vraiment. Des cris, des corps qui se broient. Après ça… le néant. Le noir complet. Excepté Orion qui vient pleurer, enfin je crois. Fait chier !

Un mois et quelques plus tard

Ça devait faire un peu plus d’une semaine que j’avais pu retrouver pleinement mes fonctions. J’ai cru que j’allais devenir dingue à force de rester cloitrer dans cette pièce et j’avais beau protester à chaque visite que je n’avais pas besoin de rester là… rien n’y faisait. Comme si j’avais besoin de tout ce repos et Soul qui ne voulait pas me croire que j’étais très bien capable de reprendre mon travail. J’avais heureusement réussit à imposer la présence de ma boule de poil dans ma chambre, enfin… quand Nahuel venait me voir, autrement c’est lui qui s’en occupait surtout pour le faire sortir. Je crois que si ça ne s’était pas fait… j’aurais tué un médecin.

Puis j’avais fini par enfin sortir, retrouver la base, les missions et tutti quanti. Enfin les missions… on m’en donnait pas des masses, étrangement. Surtout de la supervision. C’était chiant mais encore une fois Soul se contentait de faire la sourde oreille… j’aurais du me douter qu’il y avait anguille sous roche. Il avait suffit que je m’absente quelques heures pour retourner chez moi pour qu’à mon retour je découvre la plus horrible des choses. On avait… rajouté un lit dans ma chambre militaire ?! Des affaires sont éparpillées un peu partout et je reste dans l’encadrement dans la porte à analyser ce « joyeux bordel » jusqu’à ce que… je découvre le mec qui va avec.

« C’est quoi ce merdier ?! »
J’aurais pu le prendre par la peau du cou et le jeter à grands coups de pied hors de chez moi mais une voix retentit pile au mauvais moment.
« Décision du Conseil. »
La porte se referme vivement, pas besoin que le nouveau entende ce qui se dit, même si dans le couloir…
« Comment ça ? »
« Dorénavant tu as un co-équipier, par conséquent il partagera sa chambre avec toi. »
« Tu sais parfaitement que je n’en ai pas besoin ! »
« Et bien… va voir Samaël et lui dire que tu n’es pas d’accord avec la décision que j’ai prise avec lui. »
Et sur ces mots il s’en va, il sait qu’il a gagné. « Soul ! Et putain… »

Tout ce que je peux faire c’est retourner dans ma piaule, de m’installer sur mon lit sans un mot et d’ignorer royalement l’indésirable. Surtout que je sais parfaitement que si je lui parle, je vais finir par l’étrangler avant de la jeter par la fenêtre donc autant le laisser pourrir dans son coin. Même si Orion à l’air bien plus curieux lui… enfin tant qu’il s’en approche pas.






Dernière édition par Zaphaël A. Highwind le Mar 24 Jan - 21:43, édité 1 fois
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Sid FarleighMilice Traqueur - Sid
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MessagePosté Sam 14 Jan - 19:44

Ça s’est passé la semaine dernière. J’étais dans la salle de pause de la milice avec Cecilia et quelques autres, le temps de discuter un peu entre deux missions, quand soudain… « Hé, Farleigh ! » Je me suis tourné le temps de voir arriver Lockwood, un autre milicien – j’avais fait équipe avec lui quelques fois quand j’étais encore chez les soldats mais il avait tendance à me porter sur les nerfs. Il tenait dans sa main une enveloppe qu’il me tendit. « Message pour toi, ça vient des gradés. » L’enveloppe portait en effet le cachet du Conseil. Qu’est-ce que c’était que ça encore ? Derrière moi, les plaisanteries ont commencées à fuser – « Ils ont enfin capté que tu piochais dans le stock d’alcool du mess ? » ; « Peut-être que c’est pour se plaindre du tapage nocturne… ». Je haussais les épaules et décachetais la missive. Froissement de papier qu’on déplie, silence tendu des camarades dans l’attente de la nouvelle. « Nom de… hey, j’ai été promu ! » « Quoi ?! » Ça, c’était Cecilia qui venait de m’arracher la lettre des mains. « C’est pas possible, montre-moi ça… » Ses yeux ont parcouru les mots inscrits quelques instants, puis elle a éclaté de rire. « Je sais pas où t’as lu ça… ils disent juste que tu as un co-équipier attitré à partir de la semaine prochaine. » Elle me rendit le papier. « Oui mais c’est le lieutenant Highwind, un gradé quoi ! » « Sid, t’es chez les traqueurs depuis quoi, plus d’un an ? T’as jamais entendu parler de lui ou quoi ? » Elle me toisa avec cet insupportable air supérieur qu’elle avait quand elle me surprenait en situation délicate. « Tu trouves peut-être que c’est une promotion, moi j’appelle ça une punition… Ils doivent vraiment te détester pour t’avoir collé dans ses pattes. Enfin… tu nous diras comment c’était ♥ »

Ça s’est passé la semaine dernière. Et depuis, les paroles de Cecilia – et les ricanements moqueurs qu’elle ne manquait pas de m’adresser quand je la croisais dans les couloirs – n’ont cessé de repasser en boucle dans ma tête. Quoique les regards compatissants de Lockwood et des autres traqueurs aient été encore pire à digérer. Bon sang, à les voir on croirait que je pars à l’abattoir. C’est quand même pas un monstre ce type, non ? Enfin, ça me fait quand même mal de l’avouer, mais tout leur cinéma a réussi à m’inquiéter. J’ai appris qu’Highwind revenait aujourd’hui de l’hôpital – il en a pris pour un mois de soin à cause d’une blessure en mission. Enfin… on verra bien. C’est ce que je me disais tout en finissant de ranger mes affaires – j’avais dû quitter mon ancienne chambre pour celle du lieutenant dans le quartier des gradés, et je m’étais un peu… étalé durant la semaine – quand la porte s’ouvrit derrière moi. « C’est quoi ce merdier ?! » Alors voilà… on y est. Courage, Sid. Te laisse pas impressionner. Bonjour, moi c’est Sid, ravi de te rencontrer… Je me retourne pour saluer mon futur nouveau super-pote (oui oui, on y croit), mais la porte s’est déjà refermée. OK… et à entendre ce qui filtre, il est pas hyper ravi de son « cadeau de rétablissement ». La porte se rouvre, se referme. Et le voilà qui va s’affaler sur son lit sans un mot ni même regard pour moi. Bon, au moins c’est clair.

Quelques minutes se passent dans le silence – presque – total. Je termine mon rangement (heureusement que je n’avais pas laissé traîner les affaires de Carnelia, j’imagine mal sa réaction devant un entassement de vêtements féminins dans SA chambre) et finit par m’asseoir moi aussi sur le bord de mon lit. Sans trop savoir quoi faire. Et ce silence qui dure… Comme si ça m’amusais d’être là, hein ! Maudissant en pensée Soul, Samaël, Cecilia et le destin qui m’a fichu un co-équipier aussi avenant qu’une porte de prison, je tente malgré tout une approche. « Heu… moi c’est Farleigh, je suis chez les traqueurs depuis l’année dernière. On m’a dit que tu sortais de l’hôpital ? » Flop. Retentissant. Je ne suis même pas sûr qu’il m’ait entendu, ou alors il a du faire abstraction de mes paroles ou… En tout cas il n’a pas frémi d’un cil. Dans le doute, je retente. « Heu… J’ai dit, moi, c’est Farleigh. Et toi ? » Bon ok, c’est peut-être idiot comme question, d’autant que je connais la réponse, mais qu’est-ce que vous voulez que je lui dise ? Enfin de toute façon, ça n’a servi à rien, vu que monsieur continue délibérément de me snober. Je ne sais pas pour vous, mais je ne supporte pas qu’on m’ignore. Non mais c’est vrai quoi, ça le tuerait de dire quelque chose ? Pendant un instant, j’envisage de le harceler de questions débiles comme je sais si bien le faire, rien que pour le voir réagir, mais renonce finalement. On ne sait jamais, si en plus il n’apprécie pas l’humour…

Et voilà, retour à la case départ. Je commence à penser que Cecilia avait raison, les off’ doivent vraiment me détester pour m’avoir fait un coup pareil. Ou alors j’ai poussé le bouchon trop loin avec mes conneries et ça me retombe sur le nez… En tout cas je sens que ça va pas être la fête tous les jours avec lui. Soupir. Dire que le seul dans cette pièce à m’accorder un tant soit peu d’attention c’est son chien… Ah tiens, non, même pas, il regarde la fenêtre là. Bien sûr, un chat en train de miauler c’est toujours plus intéressant que cette andouille de Sid. Attend voir… un chat ? Oops… Reconnaissant Piccolo, je me lève pour lui ouvrir – et cet ingrat qui trouve le moyen de me feuler dessus au passage, y a des jours comme ça – et le regarde traverser la pièce de son air supérieur… puis se figer. Il a vu le chien. Mentalement, je souris. C’est pas que je l’aime pas ce chat, mais il est tellement snob, alors le voir se carapater devant un clebs qui fait trois fois sa taille… oui, c’est vrai, je jubile. Sauf que. Non, c’est pas vrai. Y a quelqu’un qui doit m’en vouloir aujourd’hui, je sais pas, tout va de travers, même ÇA. Après quelques instants à se renifler, le chien vient de faire une énorme léchouille à Piccolo. Et là, ils jouent ensemble. Vous y croyez, vous ? Si je raconte ça à Cecilia j’aurai pas fini d’en entendre parler d’ici deux mois.

J’ai envie de me pendre.


S'exprime en #darkcyan (Sid) & #darkseagreen (Carnelia)




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Zaphaël A. HighwindMilice Chef Traqueur - Zaphaël

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MessagePosté Mer 25 Jan - 19:32


Comment voulez-vous que je trouve une solution à mon problème dans ces conditions ? Jamais dans ma vie je n’avais eu autant envie d’écraser mon poing sur le nez de mes supérieurs… non en fait c’était même la première fois. Me faire un coup bas pareil alors que l’on vient de me forcer à rester en convalescence beaucoup trop longtemps alors que je n’en avais même pas besoin, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Sans compter qu’en plus de cela, cet intrus ne sait même pas ce qu’est le silence, non mais à la limite je m’en contrefiche de son nom, de son origine et de tout ce qui peut aller avec. Néanmoins quelque chose me chiffonne… ça fait déjà un an qu’il est là et je n’ai jamais entendu parler de lui ? Je ne sais pas pourquoi mais j’ai un très mauvais pressentiment… enfin ça ne serait pas le premier dont je ne connaîtrais pas le nom après plusieurs mois mais, nouveau traqueur plus co-équipier indésirable ça ne peut être qu’un plan foireux qui ne m’est pas agréablement tombé sur la figure et que je ne vais pas apprécier. DU TOUT.

Et comme s’il cela ne suffisait pas, il s’avéra très vite que je n’avais non plus un seul envahisseur mais deux. Ils avaient tout fait pour vraiment me pourrir la vie ou merde ? Et n’allait pas me dire que le fait que ce type ait un chat ne soit pas dans son dossier puisqu’il faut une autorisation pour entrer n’importe quel être vivant dans les locaux… et ça m’étonnerais que Soul ait malencontreusement oublié l’existence d’Orion le jour où il m’a collé ce poids. Ce n’est pas comme ça que je vais retrouver mon calme moi et voilà que mon propre chien en rajoute une couche en pactisant avec l’ennemi ! « Non mais tu fiches quoi espèce de traitre ?! » Ce n’est pas comme si je m’attendais à une réponse mais j’ai les nerfs à fleur de peau et évidemment cette chère boule de poil se contente de me fixer en remuant gaiement la queue, il a déjà fait ami-ami avec l’autre velu. Et ce dernier n’est pas en reste – ce qui me m’étonne guère en fait – et le voilà qui vient se frotter contre mes jambes en ronronnant… Je tique et résiste étonnamment à lui shooter dedans, après tout ce n’est qu’un chat et ce n’est absolument pas dans mes habitudes, heureusement pour lui vu mon humeur qui ne va qu’en se dégradant.

Repensant à cette histoire de dossier, je décide alors d’aller justement y jeter un coup d’œil histoire de mieux cerner la bête et de voir s’il faut que je l’étrangle tout de suite ou si ça peut attendre plus tard. Ni une, ni deux je me lève sans ménagement pour récupérer la paperasse dans mon bureau car même si je ne prête pas vraiment attention à mes hommes j’ai toujours leurs dossiers qui moisissent dans le même tiroir. Il ne me faut d’ailleurs pas trop de temps avant de tomber sur celui d’un dénommé « Tarquinn Siderius Farleigh… » et d’y retrouver la seule page qui m’intéresse. Sauf que dans son cas ça fait un peu plus qu’une seule page et ce que j’y lis me plait de moins en moins.

Déjà à l’école militaire il n’avait pas manqué de se faire remarquer…
« - Attrapé à cinq reprises en train de faire le mur,
- A tenté par deux fois de ramener de l’alcool dans les logements militaires,
- A été retrouvé une fois dans la chambre d’une soldate et trois fois avec une fille ou plusieurs dans sa chambre.
- Le soldat Farleigh a également jugé à plusieurs reprises qu’il n’avait pas besoin de suivre les exercices de l’école militaire. »

… et ne parlons pas des faits après sa nomination de soldat.
« - A été retrouvé treize fois dans des chambres autre que la sienne ou a fureté dans des quartiers dont il n’avait pas droit d’accès.
→ Onze fois avec de l’alcool sur lui (dont huit fois en compagnie d’autres miliciens).
→ Quatre fois dans des chambres de membres féminins de l’armée
- A également été suspecté d’avoir volé de l’alcool aux officiers mais aucune preuve n’ayant été trouvé, les charges ont été abandonnées. »

Rien qu’à cet instant j’avais de plus en plus l’impression que si on m’avait fichu ce type en co-équipier ce n’était pas par hasard et ça puait de plus en plus le coup foireux. Jusqu’à ce que… je tombe sur la dernière note, écrite par Soul lui-même…
« Le soldat Farleigh est également suspecté d’avoir commis plusieurs autres effractions et les nombreuses mises à pied ne semblent pas avoir amélioré son comportement. Il aurait déjà été renvoyé sans l’influence de sa mère bien qu’il n’ait, malgré tout, jamais manqué à son devoir sur le terrain. Néanmoins, à la première faute grave, il sera renvoyé sans préavis. »

Une veine pulse violemment contre ma tempe, le petit jeu des gradés est plus que clair et je n’apprécie pas vraiment que l’on me prenne pour un con. Surtout que ce n’est pas à moi de régler leurs affaires avec les énergumènes à problèmes. Qu’ils les balancent dans des missions à risque dans l’arrière pays au moins ils se calmeront vite fait et ne casseront plus les pieds de ceux qui bossent convenablement ! Bordel !

« Que les choses soient claires. Je ne suis pas là pour refaire l’éducation d’un petit noble à sa mère qui n’a pas compris que l’armée ce n’est pas un terrain de jeu. T’es fiché, ce n’est pas mon problème. Les hauts gradés veulent que je te remette les idées au clair, ça ne l’est pas non plus. Tant que tu me fais pas chier et que tu bosses sur le terrain convenablement, je me contrefiche de ce que tu peux bien faire de ta vie même si je ne cautionne pas… »

Non je ne l’étranglerais pas aujourd’hui, autant voir s’il ne fait vraiment pas de faute sur le terrain mais si Soul ne le fiche pas sur le dos de quelqu’un d’autre, je doute garder mon sang-froid très longtemps.




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Sid FarleighMilice Traqueur - Sid
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MessagePosté Mer 25 Jan - 23:46

Apparemment, Highwind est aussi content que moi de voir sa bestiole folâtrer avec celle de « l’autre ». M’enfin, traitre, c’est un peu exagéré quand même… non ? Quoique. Quand je vois Piccolo, cette espèce de boule de nerfs teigneuse et agressive se frotter à lui en ronronnant alors que moi qui m’occupe de lui depuis sa naissance je ne récolte que des coups de griffes… ne venez pas me dire que les animaux n’ont aucune intelligence – non seulement ils en ont une, mais dans son cas elle est même sacrément portée sur la mesquinerie. Sale bête va.

Et puis finalement, voilà que l’autre se décide à bouger. Depuis mon lit où je me suis à nouveau étalé je peux l’observer ouvrir un tiroir de son bureau et fureter dans ses papiers jusqu’à s’arrêter sur l’un d’eux. Qu’il parcourt avec concentration. Et avec un air de plus en plus crispé… rien de bon pour moi, en somme. Je me demande ce que les gradés ont bien pu raconter dans mon dossier, faudra que j’y jette un coup d’œil quand il sera parti. Même si en toute logique avec moi comme nouvelle donnée sur qui compter, je doute qu’il laisse ses tiroirs ouvert à qui veux… enfin on verra bien. Et le voilà enfin qui prête un peu attention à moi – pour m’engueuler ok, mais à la limite je préfère ça que de l’indifférence, enfin c’est mon avis hein. Je suis sûr que là il s’attend à un « Chef, oui Chef ! » ou autre connerie du genre… il devrait aller relire mon dossier tiens. « Je ne cautionne pas », comme si son avis m’intéressais, moi non plus je cautionne pas qu’il soit psychorigide et j’en fais pas tout un fromage…

« Eh bien, on sait parler finalement… »

Marmonnement peu intelligible mais qu’il aura sûrement parfaitement compris vu la distance. J’ai pas pu m’empêcher de l’ouvrir, il me porte vraiment sur les nerfs, c’est fou. Et pour une fois c’était même pas fait exprès ! Je vois déjà la baffe qu’il va me coller, ce serait peu cher payé vu la façon dont il m’assassine du regard depuis tout à l’heure. Et puis à ce moment-là on toque à la porte – preuve que les miracles existent – et c’est le Commandant qui entre sans même attendre qu’on l’ait invité – preuve que les VRAIS miracles n’existent pas. Qu’est-ce qu’il veut encore lui ?

« Au fait, » commence-t-il en s’adressant directement à Highwind, « j’ai oublié tout à l’heure, mais tu as déjà du travail qui t’attend. Les papiers se sont entassés pendant ton hospitalisation, je t’en ai amené mais il en reste dans mon bureau. » Là c’est le moment où je remarque l’épais paquet de dossiers qu’il tient sous le bras. Paquet qui atterrit sur une table avec un bruit sourd. Je le sens mal… « Ça sera mieux pour te remettre dans le bain qu’une mission sur le terrain. » Je sens Highwind s’agiter mais je ne dis rien, tentant de passer inaperçu… raté. Ses yeux se sont posés sur moi. « Et bien sûr, tu as désormais un co-équipier pour t’aider… » achève-t-il en insistant bien sur le mot. Ce sale type… je lui adresse mon sourire le plus servile tout en ruminant de sombres pensées. Impossible pour moi de m’esquiver en douce maintenant, je savais que j’aurais dû me tirer quand Highwind était rentré dans la pièce… Mon regard se pose de nouveau sur le tas de dossiers et je déglutis. La vache, je déteste la paperasse. Vraiment. Beaucoup. En plus ça me fatigue les yeux. Haptism doit jubiler dans son for intérieur…

Celui-ci adresse encore quelques mots à son cher lieutenant avant de quitter la pièce. Je le salue machinalement puis me décide enfin à me lever. Si on doit s’occuper de… tout ça – iiih – ça demande un minimum de préparation. Je me dirige donc vers la salle de bains, ignorant mon nouveau « compagnon » (chacun son tour ! ) et reviens quelques minutes après affublés de lunettes. Pas le choix en même temps. Je vous ai déjà dit que ça me fatiguait les yeux ?

« Bon… alors, on commence par où ? »

Et qu’on ne vienne pas me dire que j’y mets de la mauvaise volonté !


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Zaphaël A. HighwindMilice Chef Traqueur - Zaphaël

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MessagePosté Sam 28 Jan - 0:26


Non mais… y a quelque chose qui m’en veut personnellement ou bien c’est juste une farce ridicule ? Je me demande de plus en plus ce que mes deux supérieurs ont bien pu se raconter pendant mon enfermement mais surtout… ce qu’ils peuvent bien avoir en réserve car j’ai l’intime conviction que Soul se doute déjà que je reviendrais lui dire de trouver un autre endroit où ranger son petit nouveau et que par conséquent il a déjà préparé moult choses qui me forceront à me plier face à cette putain de décision. Ça m’énerve à un point que je ne pense même plus à remettre le bleu à sa place, non pour l’instant je préfère imaginer tout ce que je pourrais faire subir à Soul et Samaël si je pouvais en avoir l’occasion. Putain de hiérarchie. Avant de me reprendre, ça ne me sied pas de me perdre ainsi dans mes sentiments mais je commence sérieusement à en avoir plein le dos et j’aurais presque envie de me demander si les choses ne pourraient pas être pires mais je préfère ne rien évoquer ça risquerait d’arriver…

« Et c’est quoi que tu m’amènes de beau tant qu’à faire ? »
« Des rapports de missions, des missions à distribuer et des dossiers de soldats à remplir. La routine, et comme je sais que tu adores ça. » En plus il se la joue ironie pour bien marquer le coup, mais il m’en veut ou quoi ?
« Oh c’est trop aimable, je te remercie. » On y croit…

Pendant tout ce temps je ne me préoccupe pas de l’autre envahisseur et à peine Soul eut à peine franchi la porte que j’allai chercher mon matériel de travail afin de trier ça convenablement, on ne mélange pas les serviettes et les torchons comme on dit et bien avec les dossiers c’est pareil et Soul aurait aussi pu s’en souvenir que ça pouvait aussi compter pour les soldats. Enfin bref, c’est à ce moment là que je remarquai que l’autre n’était justement plus dans la pièce. Bon il se passe quoi encore ? Les gens ne pourraient pas arrêter de me casser aujourd’hui ? Surtout que je ne l’ai pas vu sortir de la pièce et qu’il n’est pas passé par la fenêtre donc… C’est la que je le vois sortir de ma salle de bain. Encore un mauvais point et je dois limite me mordre sur la langue pour éviter de le rappeler à l’ordre mais ce n’est vraiment pas le moment car il ne manquerait plus qu’il me foute les dossiers en l’air de n’importe quelle manière que ce soit… je me méfie.

Bon il est temps de s’y mettre, avant que ce cher Commandant se décide à revenir une troisième fois à la charge avec le reste des dossiers. Je veux juste boucler ce truc et me tirer vite fait avant de tout foutre à la corbeille. Et vu qu’il ne fait même pas la grimace c’est déjà ça de gagner.
« Eh bien tu vas pouvoir m’aider à trier tout ça. C’est pas compliqué, y a trois bacs pour les rapports, les missions et les dossiers, donc il suffit de mettre la bonne paperasse dans le bon bac. Après il te suffira d’aller apporter les missions aux bons soldats, je pense que ça ne devrait pas te poser de problème. » Soupire. « Moi je fais me taper un peu de chouette lecture. » Ou pas, et vu ma motivation, ça doit se voir. Enfin quoi qu’il en soit le travail peut enfin se faire et je me préoccupe tout d’abord des rapports à lire puisque ça devrait être bouclé assez rapidement.

Le travail se fait alors dans un silence de plomb. Je n’éprouve absolument pas le besoin de me taper la causette, surtout durant le travail, mais soudainement je tombe sur un rapport qui m’interpelle particulièrement. Jamais, je ne dis bien jamais je n’étais tombé sur un torchon pareil… l’écriture est à peine lisible et c’est tellement mince que j’ai la nette impression de n’avoir qu’un résumé entre les mains. Comment peut-on prendre son travail aussi peu au sérieux ? Je tombe forcément rapidement sur la signature… Sid Farleigh. Ça ne peut qu’être le même énergumène… dites-moi que je rêve. Une pause s’impose.

« Dis-moi Tarquinn… » Fait exprès ? Du tout. « C’est à toi ce machin là ? » Sur ce mot je jette délicatement le dossier sous ses yeux. « Tu veux pas me faire un topo parce que j’ai… un peu de mal à te déchiffrer là, en plus d’avoir l’impression de lire un résumé de quatrième de couverture. » Reste plus qu’à voir ce que ça va donner.




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Sid FarleighMilice Traqueur - Sid
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MessagePosté Mar 31 Jan - 12:45

Un petit sourire à peine dissimulé en entendant le ton employé par Highwind. Quoi, même lui, l’accro du travail, le chouchou de Soul et de la hiérarchie, trouve quelque chose à redire aux ordres qu’on lui donne ? Incroyable, comme quoi… ce n’est peut-être pas une cause désespérée, finalement. Même s’il y a quand même encore pas mal de boulot avant d’arriver à le décoincer… Je me secoue mentalement. Je ne dois pas penser ça. Si je me mets à le considérer comme quelqu’un de normal ou même d’humain, ça ne va pas aller… il ne faut pas oublier qui il est. Bref, passons.

Avec autant d’enthousiasme qu’un prisonnier en route pour l’échafaud, je m’installe face à la pile de dossiers et commence mon travail. Rapports, missions, rapports, dossiers… impossible de trouver de tâche plus ennuyante et répétitive. Les actions s’enchainent de façon quasi-mécanique, je n’ai même plus à penser à ce que je fais – façon de dire que mon cerveau s’est complétement déconnecté du reste. A vrai dire, je commence même à me sentir un peu somnolent. Bien qu’en y repensant, j’aurais dû m’y attendre ; toutes mes dernières nuits je les ai consacrées à Carnelia, sans prendre le temps de me reposer. Je dois avoir atteint ma limite, ou je n’en suis plus très loin… n’empêche que ça la foutrait mal si je m’endormais maintenant, en plein travail au milieu de toute la paperasse. Il faut que j’arrive à tenir et j’irais me caler dans un coin dès que j’aurai fini ce truc…

« Dis-moi Tarquinn… »

Plop, retour brusque à la réalité au son -désagréable- de mon patronyme officiel. Je réprime un grognement agacé, après tout le lieutenant ne peut pas savoir combien je déteste ce prénom (même si je ne comprends pas pourquoi il ne m’appelle tout bêtement Farleigh, comme tout le monde) donc autant laisser couler pour ne pas récolter plus d’ennuis encore. Précaution inutile puisque les ennuis on ne les cherche pas, on les trouve. Chose que la feuille de papier qu’il me lance vient d’autant plus affirmer…

« Oh ça, euh… »

Brillante répartie, si si. Mais tu peux faire mieux, je t’assure.

« Eh bien c’est… un rapport de mission… lieutenant. »

Surtout, ne pas oublier le « lieutenant ». Ni le petit haussement d’épaules dédaigneux pour montrer combien ce genre de futilités te passe par-dessus la tête. Ou alors c’était de trop ?

Le regard que Highwind me lance me montre clairement que si je ne fais pas mieux que ça dans le genre descriptif, ça va mal se passer pour moi. Soupir résigné. Je déteste les rapports, c’est pour ça qu’en général je les donne à faire à Cecilia, ou à d’autres personnes tout aussi capable – et plus faciles à convaincre. Mais bon, pour le coup je ne pense pas que les appeler en joker pour m’aider soit vraiment acceptable… Courage Sid, il finira bien par te lâcher un peu. Peut-être. Avec un peu de chance ?

« Il n’y a pas grand-chose à dire, » aie, mauvais départ, il fronce les sourcils, du genre « c’est moi qui décide si il y a quelque chose à dire ou pas », ignore-le, continue, « c’était une mission de reconnaissance dans la vieille ville, un type suspecté de complicité avec des terroristes. Et donc heu, eh bien, j’y suis allé, et il n’y avait rien chez lui qui prouvait qu’il soit mêlé à de quelconques activités anti-gouvernementales. » Nouveau haussement d’épaules. C’est grosso modo ce que j’ai mis dans le rapport, pour le coup… qu’est-ce que je peux dire d’autres, je vais pas partir dans des descriptions fleuries sur le paysage ou les gens que j’ai croisé en chemin, quand même ? Bien sûr, je pourrais mettre la fin de l’histoire. La fin qui dit que rien ne prouvait non plus que ce type soit blanc comme neige. Et que faute de preuves dans un sens ou dans l’autre, plutôt que de douter et laisser échapper un coupable, j’ai descendu un type qui était potentiellement innocent. Oui, ça j’aurais pu le dire. Mais je ne suis pas sûr que ça passerait aux yeux des responsables de l’armée, et à moins qu’on me pose directement la question, ce n’est certainement pas moi qui irait raconter la façon dont je gère les présomptions d’innocence.


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Zaphaël A. HighwindMilice Chef Traqueur - Zaphaël

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MessagePosté Ven 3 Fév - 1:35


J’ai l’impression d’avoir un gamin sortant tout juste de l’école en face de moi. Du style « ça y est je suis un soldat un vrai, je sais tout ce qu’il faut faire et j’emmerde les gradés qui croient que ce n’est pas vrai », sans oublier le petit côté prétentieux qu’on essaye de masquer malgré tout. Et ça fait un an qu’il est traqueur ? Plus trois ans en qualité de simple soldat si je m’en réfère à son dossier de tout à l’heure ? Donnez-moi une corde… que je le pende. Soupire. Il a encore beaucoup à apprendre pour être un bon traqueur lui et même si je refuse de le garder en co-équipier il reste un de mes hommes et je ne tolère aucunement l’amateurisme et les choses bâclées dans mon unité qui se doit d’être la plus efficace de l’armée. Et s’il a bien oublié un détail c’est qu’on ne laisse aucun suspect potentiel en liberté, même s’il n’y a aucune preuve. De toute façon toute cette vermine est coupable jusqu’à ce qu’ils comprennent quelle est leur place et que cette rébellion soit enfin écrasée comme il se doit.

« Et… tu n’as même pas ramené ce type en prison ? Je n’ai noté aucune capture dans ce dossier et comme il n’y a rien dans ce rapport. » Liant les mains je le fixe droit dans les yeux, sans sourciller. « Étant donné que tu restes l’un de mes hommes je vais t’enseigner quelque chose de capital ici : le taux d’échec est de zéro pour cent et il doit le rester quoi qu’il en coute. De toute façon un mec qui est suspecté d’avoir un lien avec les rebelles, les criminels, ou toute autre saloperie, l’est toujours pour une bonne raison et même si l’on ne trouve rien chez lui il vaut mieux l’embarquer pour laisser les soldats de la prison se charger de son interrogatoire. »

C’est d’ailleurs le seul truc qui m’emmerde avec eux, ils sont les seuls habilités à le faire de manière officielle sinon ça peut se retourner contre nous, pour raisons x ou y, surtout si on l’abime un peu trop. Foutaises. Enfin je ne m’en prive jamais quand je sais que le type n’atteindra jamais la prison mais sinon… enfin il apprendra bien cette facette là sur le terrain. Sinon c’est qu’il n’a rien compris.

« Par contre si tu penses que personne ne peut tirer le moindre indice du parasite en question, il ne faut jamais le laisser filer. » Pointant deux doigts sur son visage, en une forme plus que reconnaissable, je poursuis. « Une balle entre les deux yeux, ça lui évitera de prévenir ses petits copains quel qu’ils soient ou d’aller salir l’armée en ville. Légitime défense et l’affaire est bouclée. On trouve toujours des trucs louches chez eux de toutes manières ou rien qu’en se renseignant un peu sur eux. Par contre… » Abaissant la main et le fixant de manière plus que sérieuse. « J’interdis à mes hommes d’extrapoler, d’inventer et surtout de se coller des exploits sur le dos. Sinon c’est le trou. » Voilà. Je pense qu’il a compris la leçon, ce n’était pas compliqué et expliqué de manière claire après tout donc je passerais l’éponge pour cette fois, puisqu’il y a de fortes chances que ses mauvaises habitudes viennent de son ancienne unité mais... « Tu n’auras qu’à le reprendre maintenant, tu ne dois pas souffrir de trous de mémoire à ton âge. » Il ne faut pas déconner non plus et je me demande bien qui pouvait être le type en question, au pire je l’enverrais finir le travail mais je préfère lui réserver la surprise.

Je regarde la pile de rapports restants… et fait chier. Je n’ai carrément pas envie de le faire mais je n’ai pas le choix et ça me les brise. Bon toutes ces explications et cette mise à niveau du bleu ne m’ont pas aidé non plus, c’est pas que j’ai besoin d’une pause puisque je ne suis pas aussi mal en point que ces… ces… enquiquineurs semblent le penser mais je ne serais pas contre un truc à boire. Non je ne mange jamais en m’occupant de dossiers, je ne suis pas aussi mal-élevé que ces feignasses de secrétaires. De ce fait je me lève, ne me préoccupant absolument plus de la personne en face de moi pour me diriger vers mon réfrigérateur… Messieurs, dames, la trêve est finie. Quelqu’un – on se demande bien qui – a osé se servir dans mes affaires ! Nah mais en plus ça croit que je sais restaurant gratuit ? Et cette veine qui recommence à pulser violemment.

« C’est quoi la blague là… ? » On se calme, j’ai pas envie de faire un trou dans mon mur là…




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Sid FarleighMilice Traqueur - Sid
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MessagePosté Mar 14 Fév - 0:05

Alors là… s’il y a bien une chose à laquelle je ne m’attendais pas, c’est bien un sermon pareil. Surtout venant d’un type aussi bavard que le lieutenant… ma parole, il essaie de rattraper son silence de tout à l’heure ou quoi ? Enfin, on plaisante, on plaisante, mais reste qu’il est en train de me faire la leçon dans les règles de l’art. Je ne sais pas ce qui me choque le plus : entendre un gradé m’expliquer le plus sérieusement du monde que les bons sentiments et les règles morales, c’est pas le genre de la maison ; ou bien me rendre compte qu’il me conseille de faire exactement ce que j’ai fait… Je veux dire, je sais bien que la milice et encore moins Highwind c’est pas des enfants de chœur, mais, quand même ! On pourrait penser que l’armée règle ses problèmes autrement qu’en butant des gens sans autre forme de procès, non ? Bon d’accord, c’est mon cas aussi mais… Je vous jure, ce type me fait vraiment penser à ma mère, je trouve ça flippant. Et le plus fort c’est que… grah, j’aurai vraiment dû tout marquer dans le rapport au final. Se faire reprendre sur quelque chose qu’on a fait correctement, c’est idiot vous ne trouvez pas ? Et si je lui dis la vérité maintenant, ça fera genre « oui mais en fait non, regardez comment je gère trop bien lalalala… ».

Pas très crédible, hein ? En tout cas moi j’en croirais pas un mot. Alors comment voulez-vous que lui… Bon, de toute façon, je ne m’en sort pas à réfléchir comme ça, c’est clair et net. Quand je vois où ça me mène d’avoir omis ce détail ridicule, promis, je ne referai pas deux fois la même erreur. Et tant pis s’il juge que je… « j’extrapole », que « j’invente » ou autre ; au pire je n’aurai qu’à l’emmener directement là-bas, il doit bien encore rester des traces pour prouver ce que je raconte… Et comme ça il ne pourra pas dire que j’ai menti. Pour une fois … ! Suivant son ordre je m’empare donc d’une feuille vierge et entreprend de rédiger -à nouveau- le récit de mes exploits. Sans rien omettre cette fois. Bon sang, même comme ça, même pour moi ça fait court… je suis vraiment pas doué pour ce genre de trucs. Je devrais peut-être mettre des photos la prochaine fois, ça remplirait un peu et à peu de frais, oui, c’est une bonne idée ça… Qui a dit que j’étais un gros feignant ?

Allons bon, qu’est-ce qui se passe encore ? Plus que les mots, c’est le ton employé qui m’a fait réagir. Un je-ne-sais-quoi d’exaspération teinté de menace et de colère contenue, incroyable qu’il réussisse faire passer autant de sentiments dans une si petite phrase, je trouve ça admirable… Bon ok j’arrête. Relevant la tête, je reste quelques instants à contempler Highwind contemplant l’intérieur de son frigo – charmante mise en abyme. Et bien quoi ? Il va continuer à tiquer sur le moindre signe concret de ma présence en ces lieux ou quoi ? Désolé mon gars, ça me plait pas non plus mais faudra t’y faire. Je compte pas me faire tout petit juste parce que ma figure ne te revient pas – ou alors juste quand la situation l’exigera, par exemple si comme aujourd’hui je dois me retrouver à classer des… papiers et écrire des rapports. Là oui, je veux bien me faire discret, même carrément invisible, c’est pas un problème. Mais en attendant je crois qu’il est temps de lui exprimer le fond de ma pensée, sinon on ne s’en sortira pas.

« Quand j’ai emménagé en catastrophe la semaine dernière, ça faisait déjà un moment que vous n’étiez pas là. La plupart des choses qui manquent allaient se perdre, c’était déjà le cas de certaines autres. » Forcément, depuis un mois que ça trainait là-dedans… Haussement d’épaules. « En fait c’est moi qui aie acheté la plupart du contenu, sauf le pack de bières, là. J’en ai juste pris une ou deux. Je peux vous les rembourser si vous y tenez tellement… » Il serait radin à ce point-là ? Qui sait. Mais si on part par-là, c’est moi qui devrai le faire payer pour utiliser le contenu du frigo…

Posant mon stylo -je ne vois plus quoi rajouter d’autre sur ce fichu rapport- je replace la feuille au sommet de la pile qu’il doit encore traiter. Puis je me relève et époussette mes habits.

« J’ai terminé, lieutenant. Et vous devriez vous dépêcher de faire de même avant que le commandant ne revienne avec l’autre partie. » Conseil superflu, je suis sûr qu’il y a pensé aussi. Tant pis. « Si vous n’avez plus rien à dire, je vais me charger de distribuer les missions aux soldats. Vous savez lieutenant… » Le fixant droit dans les yeux, pour la première fois depuis son arrivée. Quel sérieux, je m’impressionne moi-même. « Je ne vous aime vraiment pas. Et je n’ai pas choisi de me retrouver ici non plus. Mais à moins que le Commandant et monseigneur Hillgrove ne changent d’avis, je crois qu’on va se retrouver un bon bout de temps ensemble… vous devriez vous y faire. »

Et voilà, c’est dit. Soit il fait avec… soit je suis mal, vraiment mal.


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Zaphaël A. HighwindMilice Chef Traqueur - Zaphaël

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MessagePosté Lun 5 Mar - 23:21


J’aurais eu un certain don je crois qu’il se serait mangé le réfrigérateur entier dans la gueule. Mais de un ce n’est pas le cas et il est très bien fixé – en plus d’être vraiment lourd, dommage au moins ça aurait eu son effet – et de deux je te tiens pas à abimer mon mobilier pour une gueule de con pareil. S’il y a bien une chose qui m’agace autant que les demeurés et les civils ce sont les gens qui oublient où sont leur place au lieu de sagement courber l’échine. Dommage pour lui il en cumule au moins deux puisque je n’en sais foutrement rien et je ne tiens pas à le savoir… même s’il vaut mieux pour lui que ça ne soit pas le cas. Quelque part je me demande s’il ne le fait pas exprès au fond. Comment peut-on se contenter de reprendre un rapport en quelques minutes pour simplement le redéposer sur la pile aussi simplement ? Non seulement il manque éminemment de sérieux et de respect mais en plus j’ai comme qui dirait la nette impression qu’il me prend pour une truffe et que je vais bêtement me retrouver à relire des faits qui ne seront que la transcription de mon sermon d’il y a cinq minutes.

Sans aucune autre forme de procès ou de réflexion je me suis simplement contenter de franchir les quelques pas qui nous séparaient avant de l’empoigner par la gorge. Rien à foutre si Soul refranchit la porte comme par hasard à ce moment précis, rien à foutre s’il a le larynx fragile et rien à foutre s’il n’est qu’un nabot qui se retrouve alors décoller du sol d’au moins dix centimètres avant de se retrouver dos au mur. Heureusement que j’avais dit que je ne voulais pas abimer mes murs, il ne s’en faut plus que de peu maintenant.

« Eh bien au moins les choses sont claires entre nous maintenant. » Et l’étreinte se ressert un peu plus. « A la limite je m’en contrefous de ton avis et au moins comme ça je suis certain de ne pas m’avoir dans mes basques. Tout comme je me contrefiche de ne pas suivre les petits plans des supérieurs hiérarchiques… je veux bien obéir à beaucoup de choses mais supporter et reformer un fauteur de trouble, ils se sont planter de personne. » J’hésite un peu… je continue à lui briser la nuque ou je me contente de le balancer par la fenêtre ? Ce n’est pas ma journée, ni ma veine. Généralement je n’aie pas besoin de retourner dix fois la question avant de décider du sort d’un emmerdeur. Peut-être est-ce parce qu’aussi crétin qu’il soit il reste un soldat, ou peut-être parce que ça reste un ordre malgré tout ou simplement parce qu’il me tape tellement sur le système que je pourrais lui réserver mille et unes tortures et que je n’arrive vraiment pas à faire mon choix. « Et je n’ai pas non plus besoin qu’on me colle une surveillance h24 sur le dos. » Est-ce que Soul ne l’a vraiment pas mis au parfum ? Ça ne m’étonnerait même pas venant de sa part. « N’oublie pas que tu n’as rien à foutre ici et que ce n’est pas parce que tu es mon co-équipier qu’on t’as fait une fleur en te permettant de dormir dans ces quartiers ! » Dans MA piaule. « Souviens-toi bien que tu n’es qu’un soldat qui n’a eu que la chance d’entrer que grâce à quelques plans foireux de nos chers supérieurs. Et reste à ta place. »

Il parait que l’énervement ce n’est pas très bon pour le cœur, je n’ai jamais compris pourquoi mais dans mon cas… j’ai l’agréable chance que mes muscles crispés réveillent les douleurs postopératoires. Bordel de merde. Comme ci j’avais besoin de ça maintenant. La prise se ressert alors encore un peu plus avant de complètement lâcher prise et de laisser tomber le fardeau comme une merde sur le parquet. Il ne s’en faut que peu pour que l’inexpressivité s’en aille mais je n’ai pas pour habitude de donner la moindre information alors si c’est pour qu’il sache que cette saloperie me fait souffrir à en crever… plutôt mourir pour de vrai. Une seule parole de travers encore une fois et je le bute pour de bon.

« Distribue donc ses missions et va faire ce que tu veux, où tu veux. Ça m’est complètement égal. » Mais casse-toi.

Plus un mot, plus un regard. Je préfère volte-face et m’enfermer dans la salle de bain le temps que ça passe. Même les toubibs mériteraient de se faire sauter la cervelle. Même pas fichus de faire leur boulot correctement.




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Sid FarleighMilice Traqueur - Sid
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MessagePosté Mar 6 Mar - 0:24

Ok, la réponse était donc : je suis vraiment mal. A peine le temps de m’apercevoir qu’il a bougé qu’il est déjà sur moi, me saisissant à la gorge et m’envoyant sans ménagement rencontrer le mur derrière moi. Aïe. Bon, d’un côté, on peut dire que je l’ai cherché. Je reste donc bien sagement à écouter ce qu’il a à me dire (enfin, comme si j’avais le choix !) tout en tentant de conserver un air digne… Échec, bien sûr. Qui pourrait avoir l’air digne en pendouillant lamentablement à dix centimètres du sol ? Il est vraiment grand, l’enfoiré. Merde, j’étouffe.

« Glrp. »

Oui mon lieutenant. Entendu mon lieutenant. Je m’excuse d’avoir été aussi casse-couille mon lieutenant, est-ce que vous pourriez me lâcher avant que je ne suffoque complètement ? Mince, heureusement que ce type ne sait pas lire dans les pensées, sinon je prendrai encore plus cher. Mais dans tout le baratin qu’il me sort, il y a au moins une phrase qui fait réagir mes neurones à moitié asphyxiées. « Surveillance ? » Donc, ce n’est pas seulement lui qui doit me servir de garde-chiourme, la réciproque vaut également… du moins, c’est ce qu’il sous-entend. Il y a quelque chose qui m’échappe là-dedans et que je devrais tirer au clair. Si je survis. Donc s’il me lâche. Maintenant. Maintenant.



De l’air !

Et puis enfin je me retrouve à crachoter sur le sol, avalant en même temps de grandes bouffées de cet air béni. Cette espèce de brute épaisse a failli avoir ma peau… j’aurai eu l’air fin si j’y étais passé, tiens. Et je suis sûr qu’il aurait pu s’en tirer par-dessus le marché. La colère pour avoir été traité comme ça – quoi, c’est légitime non ? – le dispute à un fort instinct de conservation qui me dit de la fermer et de rester par terre, là où je ne pourrais pas tomber plus bas. Finalement, c’est cette dernière qui l’emporte. Pitoyable ? Si peu.
J’entends une porte claquer et puis plus rien. Il est parti ? Ah non, des bruits me parviennent de la droite. La salle de bain. Pigé, terrain miné, à éviter. Je me relève en me massant toujours le cou –je suis sûr que si je regarde je pourrai voir les marques de ses doigts– et m’époussette machinalement. Merde. Merde. Enfin… le principal est que je suis toujours vivant. Et que je sais à peu près à quoi m’en tenir maintenant avec lui. C’est très important ça, connaître précisément les limites à ne pas franchir. Je pourrai écrire un manuel sur les 100 meilleures façons d’énerver un supérieur, et de s’en prendre une de manière générale...

Le tas de missions est toujours sagement empilé sur un coin de la table, comme s’il ne s’était rien passé. Il m’a dit de les distribuer, enfin je crois, vu que j’étais plus occupé à retrouver ma respiration qu’autre chose à ce moment. Mais étrangement, je ne pense pas que je vais aller toquer à la porte pour lui demander confirmation… Fou mais pas suicidaire. D’ailleurs je me demande bien ce qu’il est allé foutre dans la salle de bain, maintenant que j’y pense, c’est bizarre. Peut-être que… peut-être que ça a un rapport avec… oh et puis merde, je suis pas payé pour réfléchir à des conneries pareilles. C’est le moment de foutre le camp avant qu’il ne sorte. Pas question d’un nouvel affrontement, j’ai eu mon quota pour la journée. Voir le mois. Attrapant le paquet de feuilles, je me dirige vers la porte, espérant qu’aucune autre catastrophe ne va advenir entre le moment où je tourne la poignée et celui où je serais enfin loin, à l’abri dans les quartiers de repos des soldats. Heureusement mes prières sont exaucées – pour une fois ! – et je quitte sans encombre la pièce. Rien qu’un pas dans le couloir et je sens déjà le soulagement me gagner. Maintenant, pas question de raconter toute cette merde aux autres, il va falloir que je trouve une version plausible et pas trop à mon désavantage de cette rencontre…

Quelques mètres plus loin et je vois Soul apparaître, comme un mauvais diable sortant de sa boîte. Je lui adresse mon sourire le plus servile –voyez Commandant, je suis toujours vivant– et passe mon chemin. Il ne dit rien. Peut-être qu’il a remarqué les papiers que je transportais, peut-être pas, à vrai dire je m’en fous. En tournant au coin du couloir je jette un œil et le voit toquer à la porte de la chambre que je viens de quitter avant de rentrer aussitôt. Pendant une fraction de seconde, je reste en suspens, me demandant si j’aurai le courage de… mais non, je ne l’ai pas, et je continue ma route. C’est leurs affaires après tout, et personnellement, j’en ai assez soupé de Highwind pour aujourd’hui. Dire qu’à un moment j’ai pensé qu’il n’était pas si mauvais que ça !

La bonne blague. Comme si je pouvais un jour m’entendre avec ce gars.


{ RP TERMINE.


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